OTTAWA – Après les audiences sur le rappel de véhicules de Toyota, Brian Masse, porte-parole du NPD pour le secteur automobile demande au gouvernement de réformer la Loi sur la sécurité automobile et de fournir des ressources supplémentaires à Transports Canada.
« Les Canadiens méritent d’avoir les mêmes critères de surveillance, de règlementation et d’exécution que la loi sévère auxquels sont soumis les consommateurs américains », a souligné M. Masse. « À défaut d’agir dans le dossier des rappels de Toyota, le gouvernement conservateur n’offre rien aux consommateurs canadiens comparativement à ce que leurs voisins américains ont reçu. »
Le NPD demande à Transports Canada d’avoir le pouvoir d’exiger des rappels de véhicules, d’établir un système d’avertissement précoce et de convertir la conformité volontaire en une conformité obligatoire. De plus, le groupe d’enquêtes sur les défauts de Transports Canada doit obtenir les outils et les employés supplémentaires nécessaires pour gérer la complexité des véhicules modernes. L’équipe compte présentement seulement 10 employés.
« Même Toyota a affirmé lors des audiences de comités que Transports Canada a besoin d’employés supplémentaires. Le gouvernement doit cesser de laisser la sécurité des Canadiens entre les mains de compagnies étrangères et il doit modifier la loi », a tranché M. Masse.
Le National Highway Safety Administration effectue un examen approfondi des composantes électroniques et des logiciels des véhicules de Toyota. Transports Canada a refusé d’examiner ces composantes de Toyota. Mais chez nos voisins du sud, les enquêtes ont permis de faire d’importants changements qui protègent les consommateurs américains et canadiens.
« Nous ne devrions pas dépendre des lois d’un pays étranger pour protéger nos citoyens. », s’est exclamé Brian Masse.
Les audiences du Congrès à Washington menées par plusieurs comités ont exigé à Toyota Motor Corporation de s’engager à dévoiler ses renseignements auparavant secrets concernant tous les rappels et toutes les réparations de véhicules au monde. Toyota a aussi annoncé qu’elle mettra sur pied un centre automobile de qualité supérieure et qu’elle investira de façon importante dans des ressources et du personnel aux États-Unis. Toyota Canada n’a pas pris d’engagement et n’a pas fait d’annonce équivalente au Canada.Les audiences du Congrès américain ont aussi conduit à la publication de documents détaillant la façon dont le bureau de lobbying de Toyota à Washington se vantait d’avoir fait économiser 100 M$ à la compagnie en n’exigeant aucun rappel.