OTTAWA – Alors que le porte-bannière de l’industrie de la potasse au Canada est de plus en plus proche de devenir propriété étrangère, le chef du NPD Jack Layton a aujourd’hui demandé au premier ministre de cesser d’approuver toutes les acquisitions étrangères sans poser de questions et qu’il commence à protéger les emplois qui permettent aux familles et aux collectivités de bien vivre.
« Quand vient le temps de garantir que les acquisitions étrangères permettent au pays de réaliser un bénéfice net, les Canadiens ne font pas confiance à Stephen Harper. Trop d’acquisitions en résulté en des usines fermées, des conventions collectives en lambeau, ainsi que des emplois et des pensions perdues, » a déclaré Layton.
« Inco, Alcan, Nortel, Falconbridge, Dofasco… la liste est longue. Nous ne pouvons pas nous permettre qu’une autre ressource stratégique nous glisse entre les doigts sans un examen public complet de la vente. »
La Loi sur Investissements Canada interdit les acquisitions étrangères qui ne permettent pas au Canada de réaliser « un bénéfice net ». Toutefois, depuis la mise en place de la loi en 1985, seulement une seule acquisition a été refusée, alors que 13 500 ont été acceptées. Le gouvernement fédéral n’est pas obligé de dévoiler les engagements pris avec les investisseurs pour que ces derniers respectent la clause du bénéfice net.
Le NPD a proposé une législation qui renforcit la loi pour protéger les emplois canadiens, les collectivités et les avoirs stratégiques. Parmi les propositions, on retrouve notamment :
Puisque des emplois en Saskatchewan et le contrôle stratégique de la potasse sont en jeu, Layton a demandé à Harper de respecter ce processus si une offre pour Potash Corporation devait être acceptée.
« Cette ressource stratégique doit produire un revenue maximum pour ses propriétaires — les gens de la Saskatchewan. Les Canadiens veulent une raison de croire qu’ils seront cette fois protégés. M. Harper devrait s’engager dès maintenant à organiser des audiences publiques et à dévoiler publiquement ses raisons pour accepter ou rejeter cette offre d’acquisition, » a affirmé Layton.