Les budgets sont l’occasion de faire des choix. Mais le ministre des Finances Jim Flaherty, dans son budget présenté hier, a choisi d’accorder des milliards de dollars en nouveaux allègements fiscaux aux banques les plus rentables et aux compagnies pétrolières, tout en ignorant les priorités des retraités, des chômeurs et des travailleurs canadiens.
Voici ce qu’ils disent :
« En fait, ce 6,8G $ est à mettre en relation avec le 52G$ de budget de fonctionnement des ministères. C’est l’équivalent de 13% du budget actuel qu’il faut faire sauter sur cinq ans…une bonne partie de la récupération risque de devoir venir de la masse salariale de 27G $ de la fonction publique…défoncer le 15% de compressions nécessaires chez les fonctionnaires. Ca sent l’attrition, l’alourdissement de charge de travail, et le gel de salaire. » – François Pouliot, Argent 4 Mars, 2010
« Ça nous indique que les conservateurs considèrent que les évaluations environnementales font partie des "tracasseries administratives" qui les dérangent, On s'arrange pour mettre fin aux évaluations sans le dire» – Steven Guilbeault, Équiterre, LeDevoir, 5 mars 2010
« Ce budget est extrêmement décevant. Il n'y a rien pour les milliers de membres que nous représentons au Québec et leur famille. L'existence de centaines de communautés est menacée, or le gouvernement conservateur ne fait rien. On s'en rappellera lors des prochaines élections. » – Renaud Gagné, Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), 4 mars 2010
« L'obsession de la réduction du déficit d'ici 2014 avec des lunettes roses prévoyant une croissance économique ininterrompue en cinq ans et avec baisse des impôts relève davantage de la pensée magique que d'une analyse rigoureuse de la situation économique. De plus, ce budget ne répond à aucune de nos revendications sur l'accessibilité à l'assurance-chômage et la stabilité du régime aujourd'hui déficitaire. » – René Roy, secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), 4 mars 2010
« Il ne semble pas y avoir grand-chose pour les familles. Rien pour lutter contre la pauvreté, pas d’investissement dans le logement social, pas d’amélioration notable du programme d’assurance-emploi que le gouvernement fédéral a pillé. C’est très décevant. C’est peut-être du côté des revenus qu’il faut aller voir. Les profits des pétrolières, des grandes banques, les paradis fiscaux, on ne veut pas aller chercher de l’argent-là. Or, il y a des dizaines de milliards $ qui est possible d’aller trouver à chaque année» – Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des consommateurs, 4 mars 2010
« Ce gouvernement manque de courage. Il y a des économistes qui croient qu’en maintenant la croissance des dépenses de 2 % on pourrait se sortir du déficit en cinq ans. Mais on décidé de ne pas le faire. C’est très décevant» Claire Joly, la Ligue des contribuables, 4 mars 2010