EDMONTON – Le silence du gouvernement Harper sur l’avenir de la recherche indépendante en climatologie au Canada oblige beaucoup de climatologues de renom à s’expatrier, a affirmé le porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d’environnement, Mme Linda Duncan, députée d’Edmonton-Strathcona. « Même si le gouvernement doute de la réalité des changements climatiques, il nous paraît raisonnable de tout mettre en œuvre pour étudier cette question et faire nos propres recherches. »
La Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère est un excellent exemple de recherches scientifiques impartiales et de saine gestion de programmes d’aide aux chercheurs universitaires canadiens fondés sur des processus de sélection rigoureux. Or, le financement de cet organisme a cessé depuis l’arrivée des Conservateurs au pouvoir, en 2006.
Le tarissement prochain de l’aide financière oblige bon nombre de scientifiques de renom à quitter le Canada pour poursuivre leurs recherches dans d’autres pays.
« Les Conservateurs sont-ils tellement convaincus d’avoir raison qu’ils sont prêts à empêcher tout débat en supprimant des recherches de pointe qui risqueraient de leur nuire, au plan politique? » a demandé Mme Duncan.
Mme Duncan rappelle que les Néo-démocrates appuient sans réserve le financement de la recherche scientifique indépendante au Canada, ainsi qu’un soutien public continu et stable des trois organismes subventionnaires nationaux : le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).
« Sans ce financement, il n’y aura plus de recherche fondamentale au Canada », a conclu Mme Duncan.