OTTAWA — Hélène Laverdière (Laurier—Sainte-Marie), porte-parole du NPD en matière d’Affaires étrangères, est renversée par le refus des conservateurs de laisser l’ambassadeur de Tunisie s’exprimer devant le Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international.
L’ambassadeur de la Tunisie assistait à la séance du jeudi 6 octobre. Les députés de l’opposition souhaitaient pouvoir l’entendre et étaient même prêts à sacrifier leur temps de parole, mais les membres du Parti conservateur ont cependant refusé, évoquant une objection du gouvernement.
Hélène Laverdière souligne que le gouvernement ne peut pas décider qui les membres du comité choisissent d’écouter. « Le but de la séance était de discuter des politiques du gouvernement, en lien avec les élections tunisiennes qui auront lieu dans deux semaines », a rappelé Laverdière, lors de la Période de questions du vendredi 7 octobre.
Une autre députée du NPD, Sana Hassainia (Verchères-Les Patriotes), elle-même d’origine tunisienne, s’est dite déçue et outrée de la réaction des conservateurs. « Le ministre s’engagera-t-il à donner aux Tunisiens du Canada les outils pour participer à la transition démocratique de la Tunisie? », a demandé Sana Hassainia à la Chambre des communes tout juste après Laverdière, soulignant que tous les autres pays à qui la Tunisie a fait la même demande, dont la France, les États-Unis et l’Allemagne, n’y voient aucune objection.
Conséquence de l’attitude du gouvernement, la Tunisie refuse d’accréditer les observateurs canadiens qui devaient superviser les résultats de l’élection.