Les hommes et les femmes à travers le monde reconnaissent que la Journée internationale de la femme est un temps de réflexion et de célébration des réalisations sociales, politiques et économiques des femmes ici et à travers le monde. Notre pays a fait de grands progrès depuis la première Journée internationale de la femme, célébrée en 1977.
Malheureusement, il y a encore beaucoup de travail à faire. Les femmes à travers le monde continuent de vivre dans l’extrême pauvreté, d’être victimes de violence et de voir leurs droits fondamentaux bafoués.
Le mois dernier, l'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale et le Congrès du travail du Canada ont envoyé aux Nations Unies un rapport dans lequel ils décrivent le déclin dans les statistiques relatives à l’égalité et les droits des Canadiennes. Les groupes ont cité « l’érosion systématique » dans le statut des femmes canadiennes depuis 2004.
Le gouvernement conservateur, dirigé par Stephen Harper, a miné les importants avancements qui sont essentiels à la sécurité des femmes en :
- Éliminant le terme « égalité des sexes » du mandat du Bureau de la coordonnatrice de la situation de la femme, la principale institution canadienne responsable de l’égalité des sexes au Canada. Bien que le terme « égalité » ait été réintroduit dans le mandat par la suite, l’esprit de l’égalité n’a pas été rétabli.
- Ne respectant pas l’engagement qu’il avait pris pour commander une analyse fondée sur les sexes dans tous ses ministères et agences.
- Fermant 12 des 16 bureaux de la coordonnatrice de la situation de la femme.
- Ignorant les recommandations formulées par le groupe de travail sur l'équité salariale en 2004 et en rapportant les négociations d’équité salariale à la table de négociations.
- Éliminant le financement pour le Programme de contestation judiciaire, qui est conçu pour offrir du soutien aux causes portées devant les tribunaux sur les droits à l’égalité garanties en vertu de la Constitution canadienne.
- En ne mettant pas en place de programme national de garderies. Les prestations mensuelles universelles de 100 $ pour les enfants ne sont pas suffisantes pour aider les mères vivant dans la pauvreté, surtout celles qui sont monoparentales ou qui doivent travailler pour subvenir aux besoins de leur famille.
- Réduisant les ressources humaines et financières affectées à des projets d’égalité des sexes au sein de l’Agence canadienne de développement international et du ministère des Affaires étrangères.
- Ne faisant rien pour enrayer la violence contre les femmes.
- Ne faisant rien pour améliorer la vie des femmes autochtones ou pour établir une stratégie nationale complète dans le but de répondre aux besoins précis de ces femmes.
- N’ayant pas mis sur pied de stratégie pour répondre aux besoins des femmes de couleur, des femmes des communautés GLBT et des femmes qui ont des difficultés physiques ou mentales.
- N’ayant rien fait pour améliorer les droits de pension des femmes.
Le Nouveau Parti démocratique croit que les Canadiennes méritent de vivre dans l’égalité, de façon abordable, en pouvant faire des choix et en étant payé équitablement pour un travail de valeur égale, en plus d’avoir un niveau de vie décent et en ayant la liberté de vivre de façon sécuritaire. Nous continuerons de lutter pour l’égalité.
J’invite tous les Canadiens à se joindre au NPD pour célébrer la Journée internationale de la femme et pour parler des enjeux importants pour toutes les femmes. Nous ne cesserons pas nos efforts pour veiller à ce que les femmes jouissent équitablement des mêmes droits que les hommes.