Aujourd’hui, nous soulignons la Journée internationale de sensibilisation contre les mauvais traitements envers les aînés, une journée pour se sensibiliser les gens contre les abus dont peuvent souffrir les aînés dans nos quartiers. Malheureusement, encore trop de personnes âgées souffrent de mauvais traitements de nature physique, sexuelle et psychologique aux mains de leurs préposés aux soins ou des membres de leur famille.
Cette journée a été instituée en 2006 par le Réseau international pour la prévention des mauvais traitements envers les aînés. Elle vise à mieux faire connaître cet enjeu dont on sait peu de choses et dont on parle peu.
En 2009, Statistique Canada a répertorié 7 900 incidents de mauvais traitements contre des aînés. Il s’agit d’une augmentation de 14 % par rapport à 2004. Compte tenu du vieillissement de la population, ce nombre risque d’augmenter encore davantage si nous n’agissons pas dès maintenant.
Le gouvernement fédéral avait établi un programme biennal, l’Initiative de lutte contre les mauvais traitements envers les aînés, qui est arrivé à échéance le 31 mars 2011. Il n’y a désormais plus de programme fédéral pour la prévention des mauvais traitements contre les aînés ou la sensibilisation du public à ce phénomène.
La journée d’aujourd’hui ne doit pas seulement être consacrée à la sensibilisation, mais doit aussi être un signal d’action afin de protéger les personnes les plus démunies de notre société. Je demande au gouvernement fédéral d’établir une stratégie nationale contre les mauvais traitements envers les aînés, une stratégie dotée d’un budget pour des activités de prévention et de sensibilisation. Nos aînés méritent que nous respections leur dignité.