NPD Communiqués

Le désastre d’enbridge soulève des doutes concernant les promesses de sécurité au Canada

L’installation du pipeline Northern Gateway attirerait des superpétroliers sur la côte de la Colombie-Britannique

jeu 29 jui 2010

TERRACE/VANCOUVER – Tandis que la gouverneure du Michigan déclare l’état de désastre en raison d’une fuite de trois millions de litres de pétrole d’un pipeline d’Enbridge près de Kalamazoo, le NPD est consterné que l’entreprise s’attende toujours à ce que les Britanno-colombiens croient les promesses comme quoi un pipeline beaucoup plus gros entre l’Alberta et Kitimat serait sécuritaire.

« Enbridge envoie de beaux dépliants prétendant que sa technologie est si bonne qu’aucun pépin ne peut survenir », a souligné le député du NPD Nathan Cullen (Skeena—Bulkley Valley). « Par contre, l’important désastre pétrolier au Michigan n’est que le dernier parmi tant d’autres qui font douter les citoyens des promesses de cette entreprise. »

Le pipeline Northern Gateway serait long de 1 170 kilomètres, franchissant plus de 780 cours d’eau et transportant quotidiennement 525 000 barils d’huile brute en provenance des sables bitumineux, soit près de trois fois ce que transporte le pipeline au Michigan. De plus, le nouveau pipeline attirerait annuellement près de 225 superpétroliers dans le détroit d’Hécate et le bassin de la Reine-Charlotte pour exporter cette ressource vers les marchés asiatiques.

« Après avoir regardé pendant des mois le désastre dans le golfe du Mexique, et maintenant celui du Michigan, les Canadiens veulent avoir l’assurance que l’environnement et les côtes canadiennes seront protégés », a ajouté le député du NPD Fin Donnelly (New Westminster—Coquitlam). « Il est temps que le gouvernement Harper fasse passer les Canadiens et l’environnement avant les profits des grandes pétrolières. Il est temps d’interdire sans plus tarder la circulation des pétroliers sur la côte de la Colombie-Britannique. » À l’anniversaire du désastre pétrolier d’Exxon Valdez, M. Donnelly a présenté le projet de loi C-502 qui interdirait les pétroliers dans le détroit d’Hécate, à l’entrée Dixon et dans le bassin de la Reine-Charlotte.

Avec les citoyens s’opposant farouchement à l’installation d’un pipeline d’Enbridge dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, plusieurs réévaluent les coûts possibles qu’il engendrerait. « Enbridge nous demande de risquer la santé de nos rivières et de nos lacs pour qu’elle puisse générer des profits supplémentaires pour elle-même et pour ses partenaires qui appuient les sables bitumineux », a souligné M. Cullen. « Elle nous offre des miettes, mais un désastre pétrolier comme nous l’avons vu dans le golfe du Mexique et au Michigan serait catastrophique pour nos secteurs des pêches et du tourisme et il gâcherait notre environnement pour des générations à venir. »

« Le gouvernement conservateur joue à la roulette russe avec l’écosystème côtier et les pêches de la Colombie-Britannique », a émis Fin Donnelly. « Les citoyens nous ont clairement indiqué qu’ils s’opposent à ce pipeline et aux superpétroliers qu’il attirerait. Il est temps que les conservateurs les écoutent. »