NPD Déclarations

Déclaration avant la réunion du caucus du Nouveau Parti démocratique

lun 25 jan 2010

Bonjour.

Comme vous le voyez, le caucus néo-démocrate est ici aujourd’hui pour travailler.

Plus tard aujourd’hui, nous aurons une réunion afin d’étudier la situation en Haïti et nous regarderons attentivement ce que le Canada peut faire de plus à ce moment critique.

Nous aurons des séances d’information de la part du ministère des Affaires étrangères et d’Oxfam, un organisme reconnu pour ses efforts humanitaires.

Notre caucus appuie les mesures qu’a prises le gouvernement jusqu’à maintenant pour aider Haïti et les Canadiens qui sont là-bas et qui manquent à l’appel.

Nous pouvons tous être fiers du travail qu’ont accompli nos policiers, le personnel des Forces canadiennes, les travailleurs humanitaires et les autres qui ont répondu à l’appel des gens dans le besoin.

Et des innombrables dons arrivant de partout au pays.

Cette tragédie nous a tous touchés et les Canadiens ont répondu en faisant preuve d’une énorme générosité.

Je ne pourrais pas être plus fier d’être Canadien.

Nous sommes ici ce matin, devant la Chambre des communes, prêts à accomplir le travail pour lequel vous nous avez élus. Mais on nous refuse notre droit d’aller prendre nos sièges.
C’est fondamentalement anticanadien. Ça contredit complètement notre vision d’où on est rendu en tant que peuple.

Nous sommes donc ici pour souligner combien nous nous opposons à la décision unilatérale qu’a prise M. Harper de fermer le Parlement.

Une décision qu’il a prise au moment où la plupart des Canadiens profitaient du temps avec leur famille en se préparant à souligner le début d’une nouvelle année.

Voilà comment M. Harper gouverne. Avec des calculs sans cœur et une indifférence totale envers les répercussions que ses décisions auront sur les Canadiens.

Cette fois, nous croyons qu’il est allé trop loin en prenant cette décision.

Et les Canadiens lui font savoir clairement, que ce soit sur Facebook, lors de rassemblements, dans des lettres et des appels.

Bien que sa mesure soit fondamentalement anticanadienne, nous sommes fiers de la façon typiquement canadienne dont les citoyens ont répondu.

Les citoyens lui envoient un message.

C’est notre travail en tant que députés de veiller à ce qu’il reçoive ce message.

PAUSE

La tragédie en Haïti est loin d’être terminée, il reste encore la reconstruction.

Dans l’esprit de Stephen Harper, la contribution du Canada à cet effort relève seulement de lui.

C’est lui qui gouverne tout.

Mais malheureusement pour lui, ce n’est pas comme ça que la démocratie fonctionne.

Vendredi dernier, Paul Dewar, notre porte-parole en matière d’affaires étrangères, a soumis plusieurs suggestions constructives sur les façons dont le Canada devrait contribuer à reconstruire Haïti.

Il a demandé à ce qu’il y ait une renonciation entière de la dette et de l’aide sous forme de subventions, et non de prêts, pour relancer l’économie.

Il a recommandé le soutien pour des organismes non gouvernementaux haïtiens pour que les citoyens actifs puissent tenir les gouvernements imputables.

Il a mis en garde que l’aide d’urgence et la reconstruction à long terme doivent répondre aux besoins des femmes et des filles.

C’est son rôle... non... sa tâche, en tant que député élu.

Si les portes n’étaient pas verrouillées, Paul et les autres députés utiliseraient les ressources de la Chambre des communes pour inviter des témoins experts à expliquer comment le Canada peut contribuer à l’avenir à long terme d’Haïti.

Ils veilleraient à ce que les points de vue soient étudiés avant que ce pays s’engage à verser les impôts des contribuables dans un plan d’action à long terme pour Haïti.

M. Harper croit que ces divers points de vue ne seraient qu’une distraction.

Que les voix dissidentes nuisent aux marchés financiers.

Qu’elles l’empêchent d’apporter les changements qu’il aimerait apporter dans ce pays.

Il y a eu des rassemblements partout au Canada samedi, de St-Jean à Victoria, en passant par Toronto et ici même sur la Colline du Parlement. Les Canadiens ont demandé mieux de leur premier ministre.

Les gens ont demandé à ce que le gouvernement rende des comptes. Ils en ont assez de la politique désuète de secrets, d’arrogance et de mépris pour la Chambre des communes.

Mon caucus et moi avons toujours cru que le Parlement est un endroit où l’on peut, et l’on doit, débattre des idées de manière constructive.

Bien qu’il y ait plusieurs divergences entre les partis à la Chambre, il y a plusieurs choses que nous puissions faire, et que nous faisons, en travaillant ensemble tout en nous respectant les uns envers les autres.

Mais lorsque les portes sont verrouillées, la Chambre des communes ne peut pas faire son travail.

Lorsque ça se produit, le Canada n’est pas au meilleur de sa forme.

Restreindre l’imputabilité, fermer le Parlement pour aucune raison : ce sont des politiques désuètes.

Les Canadiens en ont assez des politiques désuètes. Ils veulent une nouvelle politique.

Nous demandons au premier ministre d’écouter les Canadiens.

Ouvrez ces portes pour que nous puissions débattre des meilleures mesures à prendre pour reconstruire Haïti.

Ouvrez ces portes pour que nous puissions définir la réponse canadienne à la demande de la planète pour que nous prenions des mesures pour lutter contre les changements climatiques.

Ouvrez ces portes pour que nous puissions prendre des mesures pour lutter contre la crise des pensions.

Ouvrez ces portes pour que nous puissions étudier notre rôle futur dans le conflit en Afghanistan.

Ouvrez ces portes pour que nous puissions débattre du prochain budget.

Ouvrez ces portes et montrez aux Canadiens que vous respectez les traditions et valeurs démocratiques qui ont formé ce pays.

Merci beaucoup.