NPD Communiqués

Déclaration du chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, concernant le projet de loi C-311

lun 19 oct 2009

Bonjour.

Les changements climatiques forment la crise la plus sérieuse pour notre planète. Les gaz à effet de serre continuent de s’accumuler à un rythme affolant. Si on ne fait rien, nos petits-enfants et nos arrières petits-enfants ne reconnaîtront pas notre planète.

À travers la planète, un consensus émerge sur l’urgence d’agir. Des scientifiques, des chefs politiques, mais également, et surtout, des citoyens ordinaires.

Mais le Canada traîne de la patte.

Le président du Conseil climatique à Copenhague, Tim Flannery, résume bien la situation dans le titre de son nouveau livre, Now or Never (maintenant ou jamais).

Le premier ministre britannique, Gordon Brown, demande aujourd’hui aux pays de s’engager à passer à l’action, soulignant qu’il ne reste que 50 jours avant le Sommet de Copenhague.

Mais, seulement quelques semaines avant la plus importante réunion internationale des dernières années, le ministre de l’Environnement du Canada indique que les pourparlers ne donneront probablement rien.

Ce n’est pas surprenant, avec le Canada qui n’a même pas de plan à présenter, ou pire encore, qui est de plus en plus perçu comme étant un des derniers de classe en matière de lutte contre les changements climatiques.

Ça doit changer.

Un important vote aura lieu mercredi à la Chambre des communes pour faire du Canada un acteur important des efforts à venir pour réduire mondialement les émissions de GES. Le projet de loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques (C-311) sera présenté devant la Chambre. Ce vote déterminera si cette loi marquante sera reportée, ce qui empêcherait de l’adopter avant le Sommet de Copenhague, ou si elle pourra faire l’objet d’un débat en Chambre à temps pour devenir la position officielle des représentants élus du peuple canadien qui appuie majoritairement les mesures présentement.

Le projet de loi C-311 fixe des objectifs pour réduire les gaz à effet de serre au Canada, tels que spécifiés par la Fondation David Suzuki et la Pembina Institute, établis selon les meilleures preuves scientifiques disponibles. Le Canada s’engagerait à réduire les GES de 80 % d’ici 2050, en établissant 1990 comme année de départ. Des cibles intérimaires et des rapports de responsabilisation sont aussi inscrits dans le projet de loi afin que cette loi soit respectée dans les années à venir, peu importe le parti au pouvoir.

Ce projet de loi a été adopté à plusieurs reprises par la Chambre des communes, mais n’a pas reçu l’appui du Sénat l’an passé en raison des élections.

Nous avons présenté le projet de loi encore une fois devant le Parlement et nous sommes reconnaissants qu’il ait reçu un vote majoritaire lors de la deuxième lecture au printemps dernier.

La proposition présentée devant le comité permanent, stipulant que le projet de loi doit faire l’objet de débats supplémentaires, fera en sorte que la Chambre n’aura rien à offrir lors du Sommet de Copenhague et que la position inacceptable de Stephen Harper sera reconduite.

Je demande à tous les Canadiens qui croient qu’il faut agir maintenant de demander à tous les députés de voter pour agir sans plus tarder. Il faut adopter le projet de loi C-311 maintenant. Envoyons un message au monde entier au Sommet de Copenhague.