Aujourd’hui, les Canadiens se joignent au reste de la population mondiale pour souligner la Journée mondiale de l’eau.
Nous pouvons nous estimer chanceux, car la plupart des Canadiens ont accès à une eau potable et propre dans leur maison et leur collectivité. Toutefois, certains Canadiens continuent d’être confrontés à de graves problèmes d’approvisionnement en eau, en particulier ceux qui vivent dans les réserves des Premières nations. En cette Journée mondiale de l’eau, il y a 116 communautés des Premières nations qui vivent au sein d’un environnement visé par un avis concernant la qualité de l'eau potable, alors qu’il y en avait 115 l’année dernière. Cette négligence, qui dure depuis des décennies, est une tragédie nationale dont nous pourrions bien nous passer.
Il ne faut surtout pas passer sous silence les autres défis en matière d’eau comme l’exploitation des sables bitumineux qui donne lieu au rejet de contaminants dans des bassins hydrologiques dont des milliers de personnes dépendent. Pourtant, pendant ce temps, les gouvernements fuient leurs responsabilités en ce qui a trait à la surveillance et au contrôle de la pollution. Des municipalités de partout au pays ont de la difficulté à se doter d’infrastructures de traitement des eaux usées bien qu’elles en aillent grandement besoin. Les changements climatiques auront pour effet d’empirer bon nombre de ces problèmes en lien avec l’eau, en plus d’en créer de nouveaux.
À l’échelle mondiale, le manque d’eau touche déjà quatre personnes sur 10, dont une sur trois qui n’a pas accès à suffisamment d’eau pour répondre à ses besoins quotidiens. Une aggravation de la pénurie d’eau mondiale aurait des conséquences particulièrement lourdes dans les régions arides ou semi-arides, dans les zones côtières de plus en plus peuplées et dans les grandes villes des pays en développement. La croissance de la population, l’urbanisation et les besoins grandissants en eau pour les industries ajoutent à la pression sur les ressources en eau.
Une eau propre est essentielle à la vie. Il nous faut comprendre que ces graves problèmes d’approvisionnement en eau vont au-delà de la simple question des ressources. C’est une question de santé ainsi qu’un enjeu d’ordre économique et humanitaire.