Les dirigeants des compagnies pharmaceutiques ne devraient pas siéger au C.A. d’IRSC
lun 16 nov 2009
La nomination du V.-P. de Pfizer est un conflit d’intérêts et soulève des inquiétudes
OTTAWA – Le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes doit revoir la nomination d’un des vice-présidents de Pfizer Canada au conseil d’administration des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), selon Judy Wasylycia-Leis (Winnipeg Nord), porte-parole du NPD en matière de santé.
« La nomination d’un vice-président d’un géant pharmaceutique au conseil d’administration d’IRSC est un conflit d’intérêts flagrant », a indiqué M. Wasylycia-Leis. « La ministre fédérale de la Santé devrait s’en rendre compte et empêcher cette nomination. »
Cette nomination risque de permettre à des intérêts commerciaux d’influencer directement les choix d’investissements de la recherche publique en santé au Canada. Madame Wasylycia-Leis a déposé une motion au Comité permanent de la santé pou revoir cette nomination. La motion pourrait être débattue aussitôt qu’aujourd’hui.
« Avoir des compagnies pharmaceutiques qui dictent les choix de la recherche en santé, c’est comme si le grand méchant loup disait aux trois petits cochons comment construire leur maison », a ajouté Mme Wasylycia-Leis. « La ministre de la Santé doit annuler cette nomination pour empêcher que l’industrie pharmaceutique puisse dicter les priorités de la recherche publique en santé au Canada. »



























