Bonjour.
Encore aujourd’hui, les pertes humaines en Haïti et la souffrance que vivent toujours les citoyens haïtiens continuent de déchirer nos coeurs.
Nous partageons le chagrin des familles des Canadiens victimes du séisme.
Et nous partageons les espoirs des personnes qui espèrent un retour sécuritaire de leurs proches qui manquent toujours à l’appel.
La compassion à son meilleur s’est affichée chez les Canadiens tandis que les conséquences tragiques du séisme se sont multipliées.
Les Canadiens ont donné généreusement, même ceux qui n’avaient pas grand-chose à offrir.
Les secouristes, médecins, pompiers, soldats, policiers et autres travaillent sans relâche dans les rues pour sauver des vies.
L’aide humanitaire que le gouvernement canadien a offerte est déjà sur place.
Le traitement des demandes d’immigration d’Haïtiens a été accéléré et un traitement plus rapide a été promis pour les victimes du séisme qui ont de la famille au Canada.
Nous demandons au gouvernement de prolonger ces efforts en assouplissant les règlements qui régissent quels membres des familles peuvent envoyer une demande, en plus d’accélérer l’unification des orphelins adoptés avec leur nouvelle famille au Canada.
Notre réponse collective, en tant que Canadiens et citoyens du monde, a fait preuve de compassion et d’esprit.
Nos pensées et prières, nos meilleurs espoirs, sont avec les citoyens d’Haïti, les familles des personnes disparues et décédées, ainsi que les hommes et femmes à travers le monde qui viennent les aider en temps de besoin.
Mes amis...
Dans cinq jours, plusieurs représentants des citoyens retourneront à la Chambre des communes des Canadiens.
Nous constaterons que le premier ministre a verrouillé les portes et a mis les députés en lock-out tandis qu’il brille par son absence.
Avec tant de défis que doit surmonter le Canada, notamment la création d’emplois, les changements climatiques, le conflit en Afghanistan…
Le Parlement doit être capable de faire son travail.
Le premier ministre doit rendre des comptes.
Je vous annonce aujourd’hui la proposition du NPD pour veiller à ce que le Parlement fasse son travail et que le premier ministre rende des comptes.
Stephen Harper a gagné les élections en promettant un vent de renouveau à Ottawa… un gouvernement plus ouvert, plus transparent, plus imputable.
Les tactiques désuètes des libéraux, le scandale et la corruption, les secrets et l’arrogance… tout ça était derrière nous.
Mais nous n’avons jamais vu ce renouveau.
Nous avons plutôt droit à plus de secrets, plus d’arrogance et plus de mépris pour la Chambre des communes des Canadiens.
On nous offre encore des façons désuètes de faire la politique, de faire les choses à Ottawa.
M. Harper n’a rien changé.
En fait, c’est pire.
M. Harper a tort de décider unilatéralement de suspendre le Parlement.
Il a tort puisqu’en suspendant le Parlement, il va faire souffrir les Canadiens qui se fiaient au Parlement pour les aider.
Les aider en adoptant des lois qui protégeraient leurs pensions, qui nettoieraient leur environnement et qui prolongeraient leurs prestations d’assurance-emploi.
Rien de ça ne peut se produire maintenant.
C’est ça les politiques désuètes de Stephen Harper et de son Parti conservateur.
Fuir au lieu de rendre des comptes devant la Chambre au sujet de la guerre en Afghanistan et du traitement des détenus.
Refuser de répondre aux questions concernant ses échecs dans les dossiers des changements climatiques et de l’économie qui stagne et qui ne crée pas d’emplois.
Essayer d’empêcher l’important travail qu’accomplissent nos députés.
Paul Dewar et Jack Harris sur le dossier des détenus afghans et du gouvernement qui cache les faits.
Ou Carole Hughes sur la prolongation des prestations d’assurance-emploi.
Ou Wayne Marston sur le projet de loi de Nortel pour protéger les régimes de retraite sous-financés.
Ou Judy Wasylycia-Leis sur les brevets de médicaments.
Ou Libby Davies et Megan Leslie sur les logements sociaux.
Ou la douzaine d’autres projets de loi, d’audiences de comités et de travaux que font les membres de notre caucus.
C’est ça les tactiques désuètes de Stephen Harper et de ses conservateurs : où les partisaneries passent avant le travail des représentants élus.
Dans l’esprit de ces tactiques désuètes, le premier ministre affirme qu’il doit reformuler son programme… même si 36 projets de loi gouvernementaux sont morts au feuilleton lorsqu’il a prorogé le Parlement.
Dans l’esprit de ces tactiques désuètes, le premier ministre affirme que les débats en Chambre sont nuisibles pour les marchés financiers… même si l’imputabilité du premier ministre au Parlement est le fondement de notre démocratie.
Dans l’esprit de ces tactiques désuètes, la seule chose qui importe au premier ministre est le pouvoir qu’il peut obtenir!
Ça peut changer.
Il y a une nouvelle politique, une politique populaire orientée par les Canadiens.
La nouvelle politique, c’est celle qui dit qu’assez, c’est assez.
C’est la politique que l’on voit de quartier en quartier.
Les Canadiens s’unissent pour organiser des assemblées générales et des rassemblements.
Ils joignent des groupes de réseaux sociaux, se font entendre dans les nouveaux médias.
En voyageant récemment en avion, une hôtesse de l’air m’a servi une tasse de café, s’est penchée et m’a chuchoté à l’oreille :
« Je ne me suis jamais vraiment intéressée à la politique, mais comment peut-on faire pour que le premier ministre mette fin à cette prorogation? »
Un étudiant de la University of Saskatchewan m’a demandé :
« Est-ce que M. Harper va faire ça toutes les fois qu’il ne veut pas rendre de comptes au Parlement? »
Une dame dans un café voulait savoir :
« Avons-nous élu un premier ministre qui fuit dès qu’il sent la soupe chaude? »
Nos députés sont inondés de courriels, d’appels et de lettres de Canadiens qui dénoncent la prorogation.
C’est ça, la nouvelle politique.
La nouvelle politique, c’est un avenir meilleur, une fin aux secrets et à l’arrogance,
le début de l’ouverture et de l’imputabilité.
La nouvelle politique, c’est la politique du Nouveau Parti démocratique.
La nouvelle politique a besoin de nouveaux règlements pour renforcer le Parlement.
Au cours des trois derniers jours, notre caucus a élaboré des propositions pour faire fonctionner le Parlement.
Je vous annonce aujourd’hui que le NPD présentera des propositions pour changer la loi afin de limiter le pouvoir de prorogation. Il faut que le premier ministre ne puisse plus abuser de ce pouvoir.
Le gouvernement devrait pouvoir seulement proroger le Parlement après un vote de la Chambre des communes.
La gouverneure générale saurait donc que c’est ce que la majorité veut, et ce, afin que la prorogation ait lieu seulement lorsque c’est réellement nécessaire.
Pas seulement lorsque le premier ministre le veut.
C’est la base solide pour avoir un meilleur Parlement.
Nous demandons à Stephen Harper de devancer la date de la reprise des travaux parlementaires.
La Chambre doit régler plusieurs dossiers urgents.
Le prochain budget du Canada sera capital.
Il tracera la voie que nous prendrons vers la nouvelle décennie durant laquelle nous aurons d’immenses défis à relever.
Nous avons un déficit structurel démesuré qui se creuse en raison de la mauvaise gestion économique.
M. Harper et M. Flaherty ont déjà annoncé qu’il s’agira d’un budget d’austérité.
Nous savons ce que ça veut dire. Nous l’avons déjà vécu.
Appuierons-nous les mêmes politiques désuètes qui nous ont plongées dans la récession?
Le même vieux dogme.
Les Canadiens s’attendent à ce que nous apprenions de nos erreurs, pas que nous les répétions.
Vous savez de quelles erreurs je parle.
D’importantes compressions aux services dont les citoyens ont besoin, comme les soins de santé, l’éducation et la formation, les mises à pied dans le secteur public, les compressions dans les provinces et l’absence d’investissements dans le secteur des infrastructures qui sont capitales pour notre avenir.
M. Harper ne cesse de parler de la fin de la récession.
Mais cette récession n’est pas terminée tant que le demi-million de Canadiens qui ont été mis à pied ne se seront pas trouvé d’emploi.
Sans un Parlement solide et efficace, en session et qui travaille.
Sans le premier ministre qui répond aux questions des représentants des citoyens.
Des décisions au sujet de l’avenir de notre pays…
Concernant le type de soins de santé, de protection des pensions, des politiques fiscales, de mesures par rapport aux changements climatiques que nous voulons avoir.
Des décisions que prendront les conservateurs de Stephen Harper sans que le Parlement ait étudié minutieusement ces questions.
Ça ne peut pas fonctionner.
Le 23 janvier, le NPD se joindra aux Canadiens à des rassemblements à travers le pays pour demander la fin de la prorogation.
Dans 5 jours, soit le 25 janvier, nous serons ici sur la Colline, prêts à accomplir le travail pour lequel les Canadiens nous ont élus de faire.
Nous aurons des députés qui travailleront ici, à Ottawa, et nous nous promènerons aussi à travers le pays.
Des équipes de nos députés visiteront les circonscriptions et parleront aux Canadiens au sujet de l’assurance-emploi, des pensions, des changements climatiques, de la protection des cartes de crédit, ainsi que de tous les défis cruciaux que doit relever notre pays.
Nous entendons les Canadiens, dans nos circonscriptions, sur Facebook, à des rassemblements et à des assemblées générales.
Ils parlent d’une voix unie.
M. Harper ne les entend pas, même si leur message est clair :
Le temps de ses politiques désuètes est révolu.
Une nouvelle politique se forme.
Il est temps de mettre fin aux façons désuètes de faire les choses et de faire place à une nouvelle politique.
Merci beaucoup.