OTTAWA – La chef du Nouveau Parti démocratique, Nycole Turmel, craint que les fermes familiales des producteurs de lait, d’œufs et de volaille fassent les frais des négociations en vue d’un nouveau Partenariat transpacifique.
« Nous savons très bien que bon nombre de pays participants à ce forum, dont les États-Unis, souhaitent la disparition de notre système de gestion de l’offre. Le fait est que, pour pouvoir prendre part à ces discussions, les conservateurs devront mettre la gestion de l’offre sur la table», a-t-elle souligné.
« Quel prix nos producteurs et leurs familles vont-ils devoir payer pour cet accord malavisé? », demande Mme Turmel.
« La gestion de l’offre est déjà une pomme de discorde dans le cadre des négociations avec l’Union européenne. Devant des pays aussi puissants économiquement que ceux de l’Asie-Pacifique, quel poids aura le Canada? »
La semaine dernière, le ministre du Commerce international, Ed Fast, indiquait qu’il n’était pas dans le meilleur intérêt du Canada de prendre part à ces discussions. Or, 24 heures plus tard, le premier ministre Harper se ralliait au projet, même si cela requiert de mettre la gestion de l’offre sur la table.
Les membres de l’équipe du NPD talonneront le gouvernement jusqu’à ce qu’il s’engage formellement à protéger le système de gestion de l’offre.
« Ce système, qui a fait ses preuves, met nos producteurs laitiers et de volaille à l’abri de la concurrence étrangère et permet à nos fermes familiales de survivre », a souligné Mme Turmel.
Les Canadiens veulent savoir ce qui se passe réellement derrière les portes closes des forums de négociations commerciales.
« Le gouvernement Harper est en train de forcer la main aux fermes de Prairies en démantelant la Commission canadienne du blé. Nous ne le laisserons pas dépouiller les fermiers du Québec et de l’Ontario des outils qui leur permettent de gagner décemment leur vie et de nourrir notre population », a-t-elle conclu.