OTTAWA – Le député néo-démocrate de Nickel Belt, Claude Gravelle, a présenté aujourd’hui un projet de loi concernant l’adoption d’une stratégie pancanadienne sur les maladies neurodégénératives, invoquant la mémoire de sa mère et celle de plus de 500 000 Canadiennes et Canadiens souffrant actuellement de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.
M. Gravelle a raconté l’histoire de sa mère Leona, une histoire malheureusement familière pour les millions de Canadiennes et de Canadiens aux prises avec une maladie neurodégénérative. « Bien avant sa mort en 2003 à l’âge de 83 ans, elle a commencé à oublier des rendez-vous. Elle oubliait aussi des choses dans le four. Cela s’est détérioré au point où elle oubliait de prendre ses médicaments. Elle ne trouvait plus ses mots. Elle avait aussi d’importantes sautes d’humeur et son comportement a changé. Nous nous sentions impuissants lorsque nous voyions cette femme au naturel doux, devenir agressive. Elle était en train de perdre une partie d’elle-même. Mon père souffrait également. Il a dû apprendre à dormir avec un œil toujours ouvert. »
M. Gravelle était en compagnie de la porte-parole du NPD en matière de santé, Libby Davies (Vancouver Est), de la porte-parole pour les aînés Irene Mathyssen (London-Fanshawe) et de personnes militant pour sensibiliser les gens à la maladie d’Alzheimer.
« Les programmes fédéraux existants, les fonds de recherche, de même que l’appui et l’aide financière sont dérisoires en comparaison de l’énormité et de la hausse rapide des conséquences de cette maladie dévastatrice sur la santé, l’économie et la société », a déclaré Debbie Benczkowski, directrice par intérim de la Société Alzheimer du Canada. « Au nom des Canadiennes et des Canadiens aux prises avec une maladie neurodégénérative et leur famille, nous exhortons tous les partis à travailler ensemble pour que soit adopté le projet de loi de M. Gravelle. »
« Le gouvernement conservateur doit agir immédiatement et fournir des options de soins communautaires pour appuyer les personnes vivant avec une maladie chronique », a ajouté Davies. « Une stratégie nationale sur les maladies neurodégénératives est indispensable, et devrait être une pierre angulaire pour orienter la mise en œuvre de programmes de soins communautaires à long terme. »
« Avec la croissance rapide de la population d’aînés, qui atteindra 9,8 millions de personnes d'ici 2036, les investissements pour des programmes et de la recherche dédiés à la santé et au bien-être des aînés doivent débuter dès maintenant, » a déclaré Mme Mathyssen. « L’inaction n’est pas une option. Le gouvernement fédéral peut et doit prendre l’initiative. »
Selon le rapport marquant de la Société Alzheimer « Raz-de-marée : Impact de la maladie d’Alzheimer et des affections connexes au Canada », publié en 2010, si le gouvernement n'agit pas, le coût des maladies neurodégénératives pour l’économie canadienne va être multiplié par dix et passera de 15 milliards de dollars par année à 135 milliards de dollars par année au cours des 30 prochaines années.
« L’Alzheimer ne fait pas partie intégrante du vieillissement normal », a dit M. Gravelle. « Ensemble, adoptons faisons la promotion d’une stratégie pancanadienne pour contrer les maladies neurodégénératives. »