HALIFAX – Le porte-parole du NPD pour les anciens combattants, Peter Stoffer (Sackville-Eastern Shore), demande que le gouvernement conservateur alloue plus de ressources humaines et financières aux anciens combattants handicapés, aux membres des Forces armées et aux familles de ceux-ci dans le cadre du prochain budget fédéral. Le député Stoffer a été accompagné de la députée Megan Leslie (Halifax), du chef du NPD de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, de Bill Maguire, directeur de l’Operational Stress Service Injury Support (OSSIS) Centre à Halifax, et de la Dre Heather MacKinnon (capitaine de corvette retraitée), spécialiste en matière de soins pour anciens combattants.
« C’est le moment de rouvrir la Charte des anciens combattants, qui a déjà deux ans, afin de l’améliorer, a expliqué M. Stoffer. Les jeunes anciens combattants ayant de sérieuses limitations fonctionnelles et les familles de ceux-ci font face à des difficultés financières et se noient dans des chinoiseries administratives. »
M. Stoffer a dit que le gouvernement fédéral offre un paiement unique de 250 000 $ aux soldats les plus sévèrement handicapés, alors que l’Angleterre vient de doubler la compensation accordée aux soldats blessés, pour atteindre 855 000 $ US. En plus de toucher un paiement unique, les soldats anglais dont la limitation fonctionnelle est sévère ont également droit à des prestations d’invalidité tout au long de leur vie. De plus, par rapport au Canada, l’Australie prévoit un budget plus important pour soigner ses anciens combattants et les familles de ceux-ci.
En vertu de la nouvelle Charte des anciens combattants, le Canada a supprimé les prestations mensuelles d’invalidité pour les anciens combattants modernes, en faveur d’un versement unique.
« Franchement, les hommes et les femmes qui ont été blessés en servant leur pays méritent un traitement équitable, a dit M. Dexter. La compensation financière qu’ils reçoivent actuellement est insuffisante par rapport aux frais médicaux tout au long de leur vie, et par rapport aux besoins de leurs familles. En réalité, bon nombre d’anciens combattants handicapés et leurs familles vivent sous le seuil de la pauvreté. »
M. Stoffer a aussi souligné un rapport diffusé en février dernier par des recherchistes à l’Université de l’Alberta. Ce rapport démontre que les familles qui prodiguent des soins aux jeunes anciens combattants sévèrement handicapés courent un risque accru de subir des problèmes financiers, sociaux et médicaux par rapport à tout autre groupe de personnes soignantes.
« Il y a trois ans et demi, lorsque cette nouvelle loi a été adoptée, le ministre Thompson a dit que la Charte était un ‘document vivant’ et qu’elle serait améliorée au besoin. C’est le moment, avant le dépôt du prochain budget fédéral, d’effectuer ces changements », a dit Mme Leslie.