OTTAWA – Le Nouveau Parti démocratique du Canada exige le rétablissement de l’aide financière versée à l’organisme de justice sociale KAIROS, à la suite de révélations selon lesquelles la réduction du soutien financier reposait sur des informations inexactes.
« Une erreur déplorable a été commise. La ministre Oda doit intervenir rapidement pour corriger les faits et rétablir l’aide financière de sept millions de dollars qui a été retirée à KAIROS, a déclaré le porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de coopération internationale, John Rafferty. Un ministre a affirmé que KAIROS a perdu son soutien financier à cause de ses activités anti-sémites. Or, cette affirmation est tout à fait fausse, et il n’y a donc aucune raison de supprimer l’aide financière destinée à cet organisme »
Le ministre de l’Immigration Jason Kenney a fait cette affirmation erronée lors d’une visite récente en Israël. En effet, dans une allocution prononcée à Jérusalem le 16 décembre, il a affirmé que le gouvernement a cessé de verser des fonds, récemment, à des organismes tels que KAIROS qui jouent un rôle de leadership dans le boycottage et l’isolement d’Israël et les sanctions contre cet État. Or, dans un document publié en janvier 2008, KAIROS affirme explicitement que l’organisme n’appuie aucun boycottage général de produits israéliens, pas plus que des sanctions contre ce pays.
« KAIROS est une organisation œcuménique respectée qui essaie d’améliorer la vie de millions de personnes vivant dans la pauvreté et qui sont victimes de conflits dans le monde entier, a ajouté le chef du NPD, Jack Layton. M. Kenney doit des excuses immédiates à cet organisme et à ses membres. »
Les églises membres de KAIROS comprennent l’Église anglicane du Canada, la Christian Reformed Church in North America, l’Église Évangélique Luthérienne du Canada, l’Église presbytérienne au Canada, l’Église Unie du Canada, la Société religieuse des amis (Quakers) du Canada, l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix, la Conférence des évêques catholiques du Canada, la Conférence religieuse canadienne, le Mennonite Central Committee Canada et le Fonds du Primat pour le secours et le développement mondial.