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Les institutions financières Américaines contrôlent-elles un des empires médiatiques Canadiens ?
Le NPD demande au CRTC s’attaquer au dossier de la prise de contrôle de CanWest
OTTAWA – Comment un important empire médiatique canadien peut-il tomber entre les mains d’institutions américaines, demande Charlie Angus, porte-parole du NPD en matière de patrimoine, dans une lettre adressée au CRTC. Monsieur Angus souhaite savoir si le processus d’acquisition de CanWest respecte la Loi sur la radiodiffusion qui établit des limites précises concernant la propriété étrangère des sociétés canadiennes.
M. Angus a rédigé cette lettre après avoir appris que l’actionnaire principal de CanWest Goldman Sachs songeait à accroître son contrôle opérationnel du géant médiatique. Dans une lettre adressée au président du CRTC, Conrad von Finckenstein, M. Angus a écrit :
« Nous devons nous poser de sérieuses questions à savoir si CanWest viole déjà les lois canadiennes sur la propriété étrangère… Il incombe à notre organisme de réglementation fédéral de savoir si cet importante figure du paysage médiatique canadien est déjà sous le contrôle d’une institution financière étrangère ».
M. Angus affirme que si CanWest déclare faillite pendant qu’il est sous la protection de la loi, plusieurs médias canadiens seront désormais contrôlés par les institutions américaines.
« Si CanWest ne survit pas au processus actuel de faillite, de multiples actifs télévisuels et journalistiques d’importance seraient transférés à des intérêts américains, ce qui est contraire à ce qui est exigé par les loi Parlementaires ».
En vertu de l’entente conclue en 2007 pour l’obtention des licences d’Alliance Atlantis, Goldman Sachs s’est fait attribuer 65 % du nombre total des actions, dont 33 % de ces actions avec droit de vote et 67 % sans droit de vote. En 2011, toutes les chaînes non-câblées de CanWest seront régit par l’accord d’Alliance Atlantis.
Charlie Angus affirme que le CRTC est responsable de cette situation en raison de son refus de longue date de s’attaquer au dossier de la concentration médiatique. C’est ainsi, un empire médiatique surendetté comme CanWest est devenu dépendant des intérêts étrangers.
« Il n’y a rien de mal ou de désuet dans les règlements de radiodiffusion canadiens. Le seul problème, c’est que le CRTC n’a pas agi dans l’intérêt public dès le début. La crise de CanWest est devenue possible parce que le CTRC a joué à l’autruche lors des multiples acquisitions qui ont provoqué le surendettement de l’empire médiatique. Le CRTC ne peut pas permettre à un empire médiatique canadien de tomber entre les mains d’Américains sans broncher ».
















