OTTAWA – Le même jour que le Président Obama adopte un projet de loi pour protéger l’équité salariale aux États-Unis, les Partis libéral et conservateur s’apprêtent à rejeter un amendement budgétaire visant à doter le Canada de la même disposition.
« Quelle triste journée pour notre pays, a déploré le chef du NPD, Jack Layton. Il y a beaucoup de familles qui dépendent du revenu de maman pour acheter l’épicerie et les fournitures scolaires des enfants. Lorsque le salaire de maman n’est pas équitable, tout le monde en souffre. »
« Le budget n’a pas mentionné les femmes une seule fois. Le NPD ne pourrait jamais appuyer un budget qui fait fi des besoins de 52 pour cent de la population. »
Les mesures de stimulation prévues dans le budget visent les industries telles que la construction, où les femmes ne représentent que sept pour cent de la main d’œuvre. Le besoin d’investir dans des industries où les femmes dominent est criant pour d’innombrables familles. En raison de l’absence de mesures pour réformer l’assurance-emploi, seulement 42 pour cent des travailleurs à temps partiel ont accès aux prestations, malgré le fait qu’ils y cotisent. Or, sept sur dix travailleurs à temps partiel sont des femmes.
« Aujourd’hui, le Président Obama renforce l’équité salariale pour les femmes, mais au Canada, les conservateurs se servent du ralentissement économique comme prétexte pour s’en prendre aux droits des femmes. Les femmes ne gagnent que 72 cents pour chaque dollar que gagnent les hommes, et les conservateurs n’ont rien proposé pour améliorer cette situation, a lancé la porte-parole du NPD pour la condition féminine, Irene Mathyssen (London-Fanshawe). Malgré toutes leurs promesses, les conservateurs n’ont même pas pensé à la façon dont ce budget toucherait les femmes. Ce n’est pas surprenant, compte tenu de leur bilan de compressions au financement destiné à Condition féminine, et de leur refus d’adopter une politique nationale de garde d’enfants. »
« Ce qui est plus surprenant, c’est que les libéraux, qui ont critiqué vertement ces compressions, aient décidé d’appuyer un budget qui enchâsse ces politiques régressives. »