OTTAWA – Le NPD passe à l’action afin de défendre les agriculteurs des Prairies, écartés par le gouvernement de Stephen Harper dans sa tentative de démanteler arbitrairement la Commission canadienne du blé.
« Nous savons qui sont les vrais experts lorsqu’il est question de la Commission du blé : ce sont les agriculteurs des Prairies. », a déclaré la chef du NPD, Nycole Turmel. « L’équipe du NPD en est tellement convaincue qu’elle veut soumettre cette question à un vote du Parlement. »
L’Opposition officielle a présenté une motion à la Chambre des communes demandant au gouvernement de mettre de côté son projet de loi abolissant le système de guichet unique de la Commission canadienne du blé et de procéder à un vote libre et complet sur l’avenir de l’organisation, auquel pourront participer tous les membres actuels de la Commission.
Les conservateurs ont jusqu’ici complètement ignoré les résultats de plébiscites par lesquels les agriculteurs ont demandé que la Commission du blé soit préservée. Ils ont rompu la promesse faite par le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz, qui avait juré aux agriculteurs des Prairies que le gouvernement n’abolirait pas la Commission du blé sans d’abord procéder à un vote démocratique.
« Les agriculteurs ont été très clairs : ils veulent préserver la Commission du blé. Mais les conservateurs d’Ottawa ont laissé tomber les masques et ne prétendent même plus se préoccuper des intérêts des agriculteurs. Ils cherchent plutôt à renvoyer tous les agriculteurs qui ont été élus au conseil d’administration de la Commission et à les remplacer par des bureaucrates d’Ottawa. », a soutenu Mme Turmel.
« Pour la première fois de son histoire, la Commission du blé sera dirigée uniquement par des personnes nommées par Ottawa, sans qu’aucun agriculteur des Prairies ne puisse se faire entendre. Comment cette tactique peut-elle faire progresser le secteur agricole canadien? Comment cela peut-il aider les familles des Prairies? » a demandé Mme Turmel.
« Les conservateurs d’Ottawa pensent qu’ils en savent plus que les agriculteurs. Il est temps qu’ils fassent passer les familles canadiennes avant leurs bons amis des entreprises agroalimentaires. Ils doivent permettre aux agriculteurs de s’exprimer. Il n’est pas encore trop tard pour agir de manière responsable. »