OTTAWA – Les leaders du G8 et du G20, qui se rencontrent en avril pour discuter de la récession, devront inclure des mesures de lutte à la pauvreté dans la mise en œuvre de leurs plans de stimulation de l’économie, selon une motion du NPD qui a reçu l’assentiment de tous les partis à la Chambre des communes mercredi.
« Les Canadiens sont conscient qu’il s’agit d’une bonne décision d’un point de vue moral, légal et humanitaire mais ils savent aussi qu’il s’agit d’une bonne stratégie sur le plan économique », a affirmé le porte-parole du NPD en matière de pauvreté, Tony Martin (Sault Ste. Marie). « J’accueille favorablement la volonté affichée de tous les partis afin de faire pression sur les leaders du monde entier afin de réaliser cet investissement social qui réduira la pauvreté et fera croître notre économie ».
La motion de M. Martin, qui a reçu le soutien de tous les partis, demande au gouvernement de faire pression sur les leaders du monde entier lors de la réunion prévue à Londres pour d’affronter « les principaux défis dans la lutte à la pauvreté croissante et persistante ainsi que ses conséquences sociales et économiques sur les individus et les nations ».
« L’initiative de sécurité du revenu et les investissements dans les infrastructures sociales constituent une voie pour parvenir à la dignité humaine, le bien commun, l’égalité des chances et la prospérité économique ».
Une motion de la même nature, qui a été déposée au Sénat par le Conservateur Hugh Segal, devrait également être appuyée dans la chambre Haute.
De récents rapports ont chiffré le coût de la pauvreté à plusieurs milliards de dollars, ayant pour effet de diminuer le PNB. En plus d’affecter directement les pauvres, la pauvreté est un fardeau social pour toute la population qui hérite des coûts associés aux soins de santé et d’aide sociale. De plus, cette situation engendre une perte de revenus fiscaux et des coûts intergénérationnels, résultant de l’énorme risque de voir l’état de pauvreté se poursuivre de l’enfance à la vie adulte.