Mes amis, je vous affirme ceci : lors de la prochaine élection, le NPD mettra les soins de santé à l’avant-plan.
Pas parce qu’il est fondamentalement brisé. De plusieurs façons, l’assurance-maladie fonctionne plutôt bien. Assez bien pour inspirer la principale réalisation de la présidence d’Obama. Assez bien pour avoir fait une grande différence dans ma vie cette année.
C’est grâce à l’assurance-maladie que j’ai pris conscience de mes propres défis en matière de santé et c’est grâce à l’assurance-maladie que je suis maintenant en voie de guérison. Et ma carte d’assurance-maladie est tout ce qu’il m’a fallu, ma carte de crédit n’est jamais sortie de ma poche.
C’était cela la vision de Tommy : l’égalité d’accès aux médecins et aux soins hospitaliers, peu importe l’endroit où vous vivez ou combien d’argent vous gagnez.
Mais Tommy a aussi dit : « Nous ne pouvons pas rester immobiles. Nous allons reculer ou avancer. »
Sans leadership, nous risquons de revenir à une ère plus primitive. Une ère où les gens étaient laissés à eux-mêmes. Une ère où les gens vendaient leurs fermes ou souffraient parce qu’ils ne pouvaient pas se permettre des soins.
Parce que l’assurance-maladie est sous la menace constante de ceux pour qui la maladie est une occasion de faire des profits. Et, au fur et à mesure que la privatisation s’insinue, elle empoisonne les soins de santé publics en sapant ses ressources.
Ottawa doit arrêter la privatisation et mettre à exécution la Loi canadienne sur la santé. Mais nous ne pouvons pas gagner une bataille purement défensive. Il nous faut un leadership positif pour moderniser le système.
Parce qu’il existe une dissonance croissante entre ce que l’assurance-maladie couvre et ce dont les gens ont besoin. Et, si nous ne comblons pas l’écart maintenant, les partisans de l’entreprise privée se rueront sur elle pour la réclamer.
Le NPD est prêt à moderniser l’assurance-maladie pour le 21e siècle. Avec des idées extraites du rapport Romanow : des idées qui sont aussi pertinentes aujourd’hui qu’elles l’étaient il y a huit ans.
S’adapter à la population vieillissante du Canada est une grande priorité.
D’ici 2026, le nombre d’aînés canadiens doublera pour passer à huit millions. Darrell me dit que d’ici cette date, un néo-écossais sur quatre sera âgé de 65 ans et plus.
Ces gens-là ont travaillé fort, ils ont fait leur part et ils méritent de vieillir avec dignité. Nous devons donc accroître la capacité des soins à domicile et des soins de longue durée, maintenant.
Nous tirons déjà de la patte. Certains hôpitaux consacrent un quart de leurs lits pour les soins actifs à des personnes âgées qui attendent qu’une meilleure option leur soit offerte.
Élargir les soins de longue durée de qualité et abordables allègera la pression exercée sur les hôpitaux, raccourcira les listes d’attente et rendra leur dignité aux personnes âgées.
Investir dans les soins à domicile fera de même, et non seulement pour les aînés. Cela réduira la durée de l’hospitalisation, accélèrera la guérison et fera économiser de l’argent au système.
De nos jours, les soins à domicile sont une série incohérente de programmes se reposant sur une fondation de canadiens exténués qui s’occupent de leurs êtres chères.
La Nouvelle-Écosse fait des progrès pour aider les personnes âgées à rester dans leurs propres maisons et communautés; mais vous ne devriez pas être obligés d’affronter tout cela tout seul.
Roy Romanow a dit des soins à domicile qu’ils étaient « le prochain service essentiel. » Nous sommes prêts à faire des soins à domicile le premier important élargissement de l’assurance-maladie publique en 40 ans.
Notre prochaine priorité consiste à traiter des coûts exorbitants des médicaments sur ordonnance.
Les médicaments sont de plus en plus essentiels au traitement. Nous dépensons plus en médicaments qu’en médecins. Et les médicaments sont la composante en voie de croissance la plus rapide des dépenses en matière de santé, dépassant de beaucoup l’inflation.
Cela exacerbe les problèmes des employeurs et des régimes de santé provinciaux et des particuliers.
Près de quatre millions de Canadiens n’ont pas d’assurance-médicaments. Ils dépensent quatre milliards de leur poche pour des médicaments sur ordonnance. Et plusieurs doivent choisir entre la misère financière et une souffrance inutile.
Roy Romanow avait raison : il est temps de mettre en place une stratégie nationale en matière de médicament sur ordonnance.
Et cela commence par une couverture des médicaments onéreux pour chaque Canadien et non pas un série décousue de couvertures dans toutes les provinces.
Cette stratégie devrait inclure l’achat en vrac national pour alléger les coûts. La croissance au chapitre des dépenses en médicaments de l’Australie est la moitié de celles de nos provinces, grâce à l’achat en vrac.
Et il faut réformer les brevets des médicaments. Ottawa doit écouter les familles et les provinces, et pas seulement Merck and Pfizer, et mettre plus rapidement sur les tablettes des médicaments génériques moins chers.
Depuis 2004, les provinces demandent à Ottawa de faire preuve de leadership sur l’assurance-médicaments. Il n’y a pas d’excuse pour ne pas livrer la marchandise.
Troisièmement, le Canada a un besoin urgent d’une stratégie en matière de ressources humaines dans le domaine de la santé.
La prévention commence par une intervention précoce. Mais cinq millions de Canadiens n’ont pas de médecins de famille. Pour eux, au mieux, les soins primaires se traduisent par salle d’urgence.
Nous avons proposé des idées pratiques pour collaborer avec les provinces pour former davantage de médecins et pour reconnaître les accréditations de médecins formés à l’étranger.
Et aux côtés des médecins : des infirmières, des infirmières praticiennes et d’autres fournisseurs de service qui forment les équipes de soins primaires.
Enfin, planifions un grand lancement pour ce que Tommy nommait la deuxième phase de l’assurance-maladie : la prévention grâce à un mode de vie sain.
Je sais ce que c’est que de se précipiter à l’hôpital avec un enfant asthmatique lorsque l’air n’est que smog. La pollution atmosphérique tue 20 000 d’entre nous chaque année. Redoublons d’efforts pour changer cela.
L’obésité infantile sonne l’alarme. Notre inactivité nous tue, littéralement. Nous avons besoin d’un leadership national pour assurer la stabilité de programmes d’activités physiques, bien dotés en ressources.
Nous avons aussi besoin de leadership dans des domaines comme la nutrition. Olivia est à la tête d’un grand projet appelé Children’s Health and Nutrition Initiative pour offrir des aliments nourrissants dans les établissements scolaires partout au Canada.
Le Canada a besoin d’une stratégie nationale qui reconnaisse tous les déterminants sociaux de la santé. Cela comprend la pauvreté, un logement convenable, l’environnement, l’éducation et être à l’abri de la violence.
Vous savez que ce sera le NPD et personne d’autre qui sera en tête d’initiatives de ce genre.