EDMONTON - Linda Duncan, la porte-parole du NPD en matière d’environnement, a tenu a féliciter aujourd’hui l’Association médicale canadienne d’avoir adopté une résolution demandant au gouvernement de mieux protéger la santé des Canadiens.
Lors de son congrès annuel, l’Association médicale canadienne a demandé au gouvernement fédéral d’interdire la vente de produits antibactériens qui contiennent du tricolsan.
Le triclosan est un désinfectant utilisé dans plusieurs centaines de produits de grande consommation comme les savons, les produits de beauté, les déodorants, les jouets et même les vêtements.
Alors que les antimicrobiens sont importants dans les hôpitaux et les autres milieux médicaux, leur utilisation dans des produits de consommation peut mener à une augmentation de la résistance aux bactéries. En plus de réduire leur efficacité, leur utilisation représente un danger pour l’environnement lorsqu’ils sont jetés ou lorsqu’ils se retrouvent dans les eaux usées.
Le triclosan cause déjà plusieurs problèmes environnementaux. Il est rejeté dans la nature par l’entremise des égouts et des usines de traitement d’eau. Il est toxique pour plusieurs organismes aquatiques et est particulièrement endurant, en s’accumulant dans les tissus adipeux. Plusieurs problèmes médicaux, incluant des troubles au système endocrinien, lui sont attribués.
La résolution de l’AMC fait suite aux inquiétudes soulevées par l’Association médicale américaine depuis l’année 2000, concernant l’absence d’études pour évaluer l’impact de l’utilisation du triclosan à grande échelle. L’AMA a conclut qu’à défaut d’avoir des données qui indiquent que le produit est nécessaire ou pour démontrer son utilité, il serait « plus prudent d’éviter d’utiliser des agents antimicrobiens dans les produits de grande consommation ».
« Enfin, il est grand temps que nous nous intéressions au problème du triclosan », déclare Mme Duncan. « Nous devons nous assurer que le réseau de la santé ait tous les outils nécessaires pour éviter la propagation des bactéries et éviter d’abuser les antibactériens au détriment de notre santé et de notre environnement. »