OTTAWA – Aujourd’hui, Wayne Marston, porte-parole du NPD en matière de droits de la personne, a tenu une conférence de presse pour annoncer le dépôt de son projet de loi sur la prévention de la torture, conçu pour empêcher le gouvernement de se faire complice de celle-ci. Ce projet de loi criminalise entre autres le fait d’utiliser des renseignements que l’on sait avoir été obtenus sous la torture, interdit aux fonctionnaires canadiens d’envoyer des prisonniers à la torture au pays ou à l’étranger et établit des protocoles diplomatiques en vue du rapatriement immédiat de tout citoyen canadien courant des risques de torture à l’étranger.
« Si ce projet de loi faisait partie des lois canadiennes, alors Maher Arar, Abdullah Almalki et les autres n’auraient jamais subi leur calvaire, et on n’aurait pas non plus à tenir une enquête sur les allégations de mauvais traitements et de torture infligés aux prisonniers afghans », a déclaré M. Marston.
Ce dernier était accompagné de Kerry Pither, défenseure des droits de la personne et auteure de Dark Days: The Story of Four Canadians Tortured in the Name of Fighting Terror, et de Paul Champ, avocat d’Abousfian Abdelrazik et éminent spécialiste des droits de la personne.