OTTAWA – Le NPD a aujourd’hui réagi à l’annonce qu’un navire ayant à son bord des émigrants tamouls approchait des côtes de la Colombie-Britannique.
« Chaque arrivant au Canada doit être traité également devant la loi, selon la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, » a déclaré Olivia Chow, porte-parole du NPD en matière d’Immigration et de citoyenneté.
« Si les Tamouls qui arrivent sont réellement des réfugiés, nous devons leur permettre de rester et de les traiter rapidement et de manière juste. Sinon, nous devrons les retourner dans leur pays d’origine, » a affirmée Mme Chow. « La clé est d’examiner chaque cas et de ne pas sauter aux conclusions avant d’avoir tous les faits. »
Mme Chow avertit que d’interdire au navire d’accoster pourrait avoir de lourdes conséquences. Certains passagers sont peut-être malades. Il pourrait également y avoir des répercussions négatives suite à leurs retours au Sri Lanka, pays grandement affecté par la guerre.
En 1939, le Canada a obligé le SS St.Louis à faire demi-tour. Plus de 900 réfugiés juifs ont été forcé de retourner en Allemagne nazie. De la même façon, 26 Sikhs ont été abattus lorsque leur navire, le Komagata Maru, dû rebrousser chemin pour retourner en Asie du Sud suite à la décision des agents de l’immigration du Canada de l’époque.
Le député du NPD Peter Julian (Burnaby-New Westminster) a exprimé le besoin pour le gouvernement d’être à l’attention d’abus possibles des droits de la personne, expliquant pourquoi les réfugiés s’enfuyaient.
« Nous avons le devoir, en tant que pays, de respecter nos obligations internationales et de donner l’asile aux réfugiés légitimes, » a pour sa part défendu M. Julian. « Ces personnes vraisemblablement fait face à des conditions horribles lors de leur long périple en bateau. Le haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCNUR) a fait état le mois dernier d’abus constants des droits de la personne dans le nord du Sri Lanka. La question mérite d’être posée : De quoi ces personnes s’enfuient-elles? »