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Le ministre doit expliquer la libération des gaz radioactifs
OTTAWA – 13 000 litres de vapeurs d’eau contenant du tritium ont été libérés intentionnellement dans l’atmosphère entourant la vallée de l’Outaouais, après que le gouvernement fédéral ait rassuré les Canadiens pendant des mois que le dossier des fuites à l’usine de Chalk River était réglé.
« C’est complètement inacceptable. La ministre Raitt s’est levée à la Chambre des communes et a rassuré les Canadiens que ces fuites étaient réglées », souligne Nathan Cullen, le porte-parole du NPD en matière des ressources naturelles. « Et maintenant, nous apprenons qu’ils ont libéré activement ce gaz radioactif dans l’atmosphère. Le ministre nous doit plusieurs explications. »
Des rapports publiés expliquent que 20 % des 65 000 litres d’eau lourde du réacteur national de recherche universel se sont évaporés lors du processus de drainage et qu’ils ont été libérés dans l’atmosphère entourant l’usine pendant deux mois pour empêcher le gaz toxique de s’accumuler dans l’usine.
« Le seuil d’intervention de la société Énergie atomique du Canada pour le tritium est de 50 térabecquerels par semaine, mais l’usine en libérait plus que le double de cette quantité par semaine », déclare M. Cullen. « Le tritium est une substance carcinogène connue. J’ai de la difficulté à comprendre pourquoi le gouvernement croyait que ce serait tout simplement acceptable. »
« Les gens vivant aux abords de la rivière des Outaouais et en aval de Chalk River s’inquiètent depuis des années du tritium qu’ils respirent et qu’ils boivent dans leur eau », émet le député d’Ottawa-Centre Paul Dewar. « L’Europe et les États-Unis ont des règlements beaucoup plus sévères sur l’exposition au tritium. Le gouvernement Harper doit sérieusement se concentrer sur cette substance aussi. »
Les deux députés demandent au ministère de dévoiler la quantité exacte de tritium qui a été libérée et de veiller à ce qu’une évaluation appropriée du secteur avoisinant soit effectuée, pour ensuite dévoiler les résultats au public.
« Il s’agit d’une grave contamination radioactive », dit M. Cullen. « Ce n’est pas parce que ce gaz a été libéré intentionnellement qu’il n’y aura pas d’importantes répercussions. »
















