VANCOUVER – En réaction à une décevante décision consistant à permettre à la compagnie Taseko de procéder à un nouvel examen environnemental du projet minier Prosperity, les membres de l’équipe du NPD demandent au gouvernement conservateur de respecter sa décision antérieure qui rejetait le projet minier en raison de ses importantes répercussions environnementales.
« Il y a déjà eu une décision claire du cabinet à ce sujet. Une nouvelle évaluation est une perte de temps et un gaspillage de l’argent des contribuables », a dénoncé Fin Donnelly, porte-parole du NPD en matière de pêches et océans (New Westminster—Coquitlam et Port Moody). « La première évaluation environnementale qui a été faite a déterminé que ce projet aurait d’importantes répercussions négatives sur l’écosystème local et sur les collectivités des Premières nations. Cette évaluation a également rejeté la proposition de transformer le Lac Fish en décharge. »
En septembre dernier, le gouvernement fédéral a rejeté la proposition de projet minier Prosperity de Taseko, justifiant sa décision par le fait qu’une évaluation environnementale avait déterminé que ce projet aurait d’importantes répercussions sur les bancs de poisson, la faune environnante et sur les collectivités des Premières nations. Jim Prentice, ancien ministre de l’Environnement, avait qualifié le rapport de « cinglant », soutenant que c’était probablement « un des rapports les plus condamnateurs [qu’il ait] jamais lu. » La nouvelle proposition mise de l’avant par Taseko endommagerait Tetzan Biny (le Lac Fish) et provoquerait d’autres dommages environnementaux plus importants et permanents dans la région.
« Ce nouveau geste est un pied de nez à l’évaluation gouvernementale de ce projet minier. Les objections qui ont été originalement soulevées étaient fondées sur d’importantes préoccupations environnementales, et ces dernières sont toujours aussi pertinentes. Le projet minier Prosperity ne devrait pas aller de l’avant », a affirmé le porte-parole du NPD en matière de ressources naturelles, Claude Gravelle (Nickel Belt). « Une compagnie ne devrait pas pouvoir esquiver une évaluation environnementale complète en soumettant simplement son projet à une nouvelle évaluation moins stricte. »
« La compagnie a soumis une proposition qui est presque identique à la précédente, en espérant obtenir cette fois une réponse positive », a conclu M. Donnelly. « Ce projet minier ne correspond pas aux normes de développement durable auxquelles les citoyens de la Colombie-Britannique et tous les Canadiens s’attendent. Les conservateurs ne devraient pas autoriser la poursuite de ce projet. »