OTTAWA – Les députés Britanno-Colombiens du NPD ont aujourd’hui envoyé un message clair à Stephen Harper, lui démontrant qu’il est grand temps qu’il écoute les nombreuses requêtes pour que les pétroliers soient bannis de la Côte Nord de la Colombie-Britannique.
Dans une lettre signée par tous les députés de l’opposition de la province, le NPD exige que le gouvernement honore un moratoire de longue-date en légiférant pour bannir le passage de superpétroliers dans les eaux côtières du Nord de la Colombie-Britannique.
« L’avis est unanime sur cet enjeu et les appuis ne font qu’augmenter, » a déclaré Nathan Cullen (Skeena-Bulkley Valley), porte-parole du NPD en matière de ressources naturelles et d’énergie. « La position du NPD représente également celle des Premières nations, des municipalités de la Colombie-Britannique, et des regroupements de citoyens. Nous demandons une interdiction de passage des pétroliers de pétrole brut le long de la Côte Nord de la Colombie-Britannique. »
La demande d’interdiction a été officiellement approuvée en octobre lors des résolutions adoptées par l’Union des municipalités de la Colombie-Britannique et lors du Conseil des chefs des Premières nations, représentant la majorité des collectivités des Premières nations et des autres collectivités de la Colombie-Britannique.
La législation nécessaire a déjà été déposée à la Chambre des communes par Fin Donnelly (New Westminster-Coquitlam & Port Moody), le porte-parole du NPD en matière de Pêches et océans. Le projet de loi C-502, déposé en mars 2010 à l’occasion du 21e anniversaire du naufrage de l’Exxon Valdez, ferait en sorte d’interdire les pétroliers dans l’Entrée Dixon, le Détroit d’Hécate et le Détroit de la Reine-Charlotte.
« Il faut protéger cet écosystème marin formidable, où on retrouve des ressources d’une grande valeur », a insisté Donnelly. « Le gouvernement fédéral continue de privilégier les intérêts de l’industrie pétrolière au détriment de l’économie des collectivités en zone côtières alimentée par la pêche sauvage et le tourisme qui représentent pourtant des milliards de dollars. Ça n’a tout simplement pas de sens. Nous avons vu ce qui peut arriver avec la marée noire dans le golfe du Mexique, on ne peut pas permettre que ça se reproduise ici. »
Le NPD mène depuis longtemps le combat au Parlement pour la mise en place d’une interdiction législative, c’est-à-dire depuis juin 2008 quand la députée de l’époque Catherine Bell (Vancouver Island – Nord) a déposé un premier projet de loi à cet égard.
« Je ne sais pas comment nous pourrions rendre les choses plus claires pour le gouvernement », a fait remarquer Cullen. « Ils sont les seuls à faire fausse route dans ce dossier. »