OTTAWA – Le NPD est très préoccupé du bien-être du journaliste canadien Maziar Bahari et demande au gouvernement d’augmenter ses pressions diplomatiques auprès de l’Iran en envoyant une délégation de haut niveau à Téhéran pour avoir accès à ce citoyen canadien et assurer sa libération.
Le 2 août 2009, M. Bahari a été vu pour la première fois après son arrestation. Il a comparu lors d’un procès de masse de plus de 100 opposants iraniens et activistes accusés d’être impliqués dans les actes violents qui ont suivi les dernières élections. Dans ce que l’opposition iranienne a qualifié de « procès spectacle », les accusés n’ont pu avoir recours à un avocat.
« M. Bahari n’a pas eu droit à un avocat ou à être assisté d’un représentant consulaire » indique M. Jack Layton, chef du Nouveau Parti démocratique. « La façon dont le procès a été tenu, ainsi que les preuves envers des accusés, ont violé les lois de la justice et même les lois de l’Iran. Le Canada ne peut pas rester les bras croisés pendant qu’un de ces citoyens est traité de cette façon. »
Selon des informations affichées par l’agence de presse Fars, un site semi-officiel de nouvelles proche du gouvernement de Mahmoud Ahmadi Nejad, le procès continuera jeudi. Le même site a affiché des commentaires attribués à M. Bahari au sein desquels il a supposément avoué avoir un parti pris contre le gouvernement iranien, s’est excusé auprès du chef suprême de l’Iran et a recommandé que les autorités iraniennes limitent l’accès des médias internationaux à l’Iran.
« À la lumière de la réputation de l’Iran concernant les droits de la personne, il est impossible d’imaginer ce que M. Bahari subit en prison » indique le porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères, M. Paul Dewar. « Le gouvernement doit augmenter la pression diplomatique auprès de l’Iran en envoyant une délégation de haut niveau à Téhéran pour avoir accès à M. Bahari et assurer sa libération. »
M. Layton, qui représente M. Bahari dans sa circonscription de Toronto Danforth, a ajouté sa voix à celle du réseau global qui demande la libération de tous les prisonniers politiques en Iran, incluant le journaliste Maziar Bahari.