SUDBURY– La grogne populaire contre la facturation à l’usage a atteint des proportions sans précédent. Malheureusement, malgré sa promesse de reconsidérer la question, l’examen actuel du CRTC (qui ne prend en compte que quatre pourcent du marché canadien de l’Internet) demeure clairement inadéquat.
« Étant donné qu’une poignée de gros joueurs contrôle 96 pourcent du marché, le CRTC a un rôle important à jouer pour s’assurer que les consommateurs ne soient pas floués et que les pratiques anticoncurrentielles ne soient pas autorisées », a dit Charlie Angus, le porte-parole du NPD en matière de questions numériques, qui prendra parole ce soir à un rassemblement de Sudbury contre la facturation à l’usage. « Je souhaite un examen d’ensemble de toute la réglementation encadrant les services d’accès à Internet haute vitesse. »
Dans une lettre envoyée au CRTC, Angus a réclamé la tenue d’audiences et de consultations populaires sur l’accessibilité, le prix et la vitesse d’Internet. Angus a fait remarquer que le Conseil a l’obligation fondamentale de protéger le potentiel d’innovation en matière d’Internet.
« Nous avons tous intérêt à ce que la facturation à l’usage ne pose pas un plafond qui a pour effet de restreindre le plein potentiel d’innovation de chaque Canadien. Au NPD, nous croyons qu’en plaçant un compteur sur l’usage d’Internet, le Canada risque d’être à la traîne des autres pays sur le plan numérique. Je suis impatient de voir le CRTC entreprendre un examen complet à ce sujet. »
Plus de 470 000 personnes ont signé la pétition en ligne à l’adresse www.openmedia.ca