OTTAWA – Après avoir approuvé des acquisitions supprimant des emplois les unes à la suite des autres, les conservateurs de Stephen Harper doivent garantir un examen public complet advenant une acquisition de Potash Corporation par le géant minier australien BHP Billiton.
« Comme nous avons pu voir dans les acquisitions de Inco, Falconbridge, Stelco et Nortel, il peut y avoir un coût dévastateur lorsque le gouvernement donne carte blanche aux multinationales étrangères pour des offres d’achat sans responsabilité ou transparence, » a affirmé Claude Gravelle (Nickle Belt), porte-parole adjoint du NPD en matière d’Industrie. « Comme pour chaque accord d’acquisition étrangère, la proposition de BHP a le potentiel pour créer des emplois et renforcer l’économie, mais il doit faire l’objet d’un examen public complet. »
Malgré le fait que leurs responsabilités soient clairement définies dans la Loi sur Investissements Canada, les conservateurs de Stephen Harper ont continuellement desserré les mesures de contrôle d’acquisitions étrangères et en 2009, ils n’ont étudié que 22 des 338 acquisitions survenues cette année-là. Au printemps 2010, le Parlement a adopté une motion du NPD indiquant au gouvernement de protéger les intérêts des travailleurs canadiens, de leurs collectivités et des intérêts stratégiques à long terme de l’économie canadienne, en améliorant les examens des acquisitions étrangères en renforçant la Loi sur Investissements Canada.
Dans cette motion, on retrouvait les demandes suivantes :
· des audiences publiques dans les collectivités affectées;
· la publication des raisons expliquant les décisions et les conditions qui doivent être respectées par les dirigeant étrangers approuvés; et
· une surveillance continue des performances pour garantir que les conditions soient respectées et que les engagements des investisseurs soient mis en œuvre.
« Protéger les intérêts canadiens en étudiant les investissement étrangers, comme dans le cas de l’acquisition proposée pour Potash Corp, est une responsabilité essentielle du gouvernement fédéral, » a expliqué M. Gravelle. « Un examen public est nécessaire puisque les conservateurs ont démontré qu’ils ne peuvent pas mériter notre confiance en ce qui a trait à la négociation avec ces multinationales. »