CASTLEGAR, CB – Les producteurs canadiens de cerises connaissent une récolte exceptionnelle, mais ils pourraient perdre de l’argent cette année en raison de mauvaises ententes de commerce. « Les cerises venant des États-Unis sont vendues au Canada à des prix avec lesquels nos agriculteurs ne peuvent pas concurrencer », souligne Alex Atamanenko, le porte-parole du NPD en matière d’agriculture. « C’est tout simplement injuste. »
Le député de la Colombie-Britannique (Southern Interior) a écrit au ministre fédéral de l’agriculture pour lui demander de prendre des mesures, même si celles-ci pourraient nuire aux mesures commerciales. « Qu’il y ait des mesures commerciales ou non, les Américains n’hésiteront pas à ajouter un droit tarifaire à nos fruits et légumes s’ils peuvent protéger leurs agriculteurs », note M. Atamanenko. « Il est temps de faire la même chose. »
Selon le député de la Colombie-Britannique, le Canada avait des droits tarifaires qui s'appliquaient durant la saison de production et des dates de livraison qui protégeaient les producteurs de fruits et légumes durant le temps des récoltes. « Pendant ces années, nos agriculteurs vendaient leurs produits à des prix plus bas que ceux d’aujourd’hui, où ils vivent une période difficile, et ils pouvaient gagner leur vie en nous fournissant des aliments locaux de bonne qualité », a mentionné M. Atamanenko. « Ce n’est plus le cas et nos fermiers continuent d’en souffrir puisque le gouvernement tient à respecter les règles à la lettre. »
Le député du NPD a fait une tournée pancanadienne nommée Des aliments qui font réfléchir, où il a écouté les gens qui ont donné leur opinion sur le système alimentaire canadien. « Un des messages principaux que j’entends est que nos « ententes de libre-échange » ont grandement réduit la capacité que nos agriculteurs ont de gagner leur vie », ajoute M. Atamanenko. L’autre thème que j’entends partout au pays est qu’il est temps de récrire les lois et de veiller à ce que la souveraineté des aliments soit la base de nos ententes de libre-échange. »
M. Atamanenko déclare qu’il est temps de prendre des mesures drastiques afin de reprendre le contrôle du système alimentaire canadien. « C’est inconcevable qu’au cours d’une année où nous avons eu les meilleures récoltes dans l’histoire, les agriculteurs canadiens perdront de l’argent puisque les cerises de l’État de Washington pourront prendre d’assaut notre marché », énonce M. Atamanenko. « Nous devons presser notre gouvernement fédéral à protéger la souveraineté de nos aliments et à créer des conditions afin que nos agriculteurs puissent gagner leur vie. »
« Je demande à tous les citoyens de prendre des mesures en démontrant clairement aux grandes chaînes de supermarchés qu’ils achèteront seulement des cerises canadiennes », conclut le porte-parole du NPD en matière d’agriculture.