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Le NPD réclame de l’action à propos des subventions forestières américaines et du manque à gagner dans les pensions de retraite d’Abitibibowater
Deux mesures concrètes pourraient sauver 275000 emplois et 30000 pensions de retraite
OTTAWA – John Rafferty (Thunder Bay-Rainy River), porte-parole du NPD en matière d’industrie forestière et Thomas Mulcair (Outremont), chef adjoint du NPD, demandent au gouvernement fédéral d’aider l’industrie forestière canadienne en négociant la fin ou l’équivalence des subventions accordées par les États-Unis pour le programme d’aide à la biomasse des cultures. Le NPD demande également au gouvernement de rencontrer les représentants d’AbitibiBowater et du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) afin de résoudre le manque à gagner dans le dossier des pensions de retraite.
« Le gouvernement américain continue de distribuer des milliards de dollars en évasion fiscale et en subventions pour le secteur forestier, comme le programme défaillant Black Liquor et le nouveau programme d’aide à la biomasse des cultures, alors que la réponse du gouvernement Harper est soit trop tardive ou simplement non-existante », a déclaré M. Rafferty.
« Avec plus de 275 000 emplois en jeu, le choix est simple : économiser de l’argent en négociant rapidement avec l’administration Obama pour faire cesser ce genre de subventions, ou égaler les subventions plus tard afin d’empêcher la fermeture de papeteries canadiennes ».
En septembre 2009, le programme américain d’aide à la biomasse des cultures a commencé à distribuer des subventions pour l’approvisionnement en biomasse de bois pour son utilisation directe ou indirecte comme source d’énergie renouvelable. Ressources naturelles Canada estime que ce programme rapportera entre 3 et 10 milliards de dollars en subventions aux papeteries américaines.
En plus de traiter du dossier des subventions américaines à l’industrie forestière, M. Mulcair a insisté pour que le ministre des Finances rencontre enfin les représentants d’AbitibiBowater et du SCEP pour discuter des changements réglementaires qui pourraient aider à protéger les pensions de 30 000 retraités et de travailleurs actuels partout au pays.
« Le ministre des Finances a obtenu une belle visibilité médiatique, le 20 novembre dernier, lorsque le gouvernement a déclaré vouloir rencontrer l’entreprise et le syndicat pour discuter des moyens qu’il pourrait prendre pour résoudre la crise des pensions, mais nous sommes maintenant le 1er février et il n’a toujours pas trouvé de temps», a ajouté M. Mulcair. « Alors que la prorogation du Parlement est supposée lui permettre de « parler aux Canadiens », il n’y a pas d’excuse pour que le ministre s’absente d’une telle rencontre qui permettrait de sauver 30 000 pensions. »
















