OTTAWA – Le 24 mars 1989 à 0 h 04, le pétrolier Exxon Valdez s’est échoué sur le récif de l'île Bligh, causant un des déversements les plus dévastateurs de l’histoire de l’Amérique du Nord. 21 ans plus tard, le gouvernement conservateur commence à exiger que les pétroliers sortent des côtes sensibles de la Colombie-Britannique.
Voilà pourquoi aujourd’hui, à la date anniversaire de l’accident, Fin Donnelly (New Westminster-Coquitlam et Port Moody), porte-parole du NPD en matière de pêches et d’océans, a commémoré cet événement tragique en annonçant le dépôt d’un projet de loi qui interdirait l’accès à tous les pétroliers à l’entrée Dixon, dans le bassin d’Hécate et dans le bassin de la Reine-Charlotte.
« Mon projet de loi ferait en sorte que le moratoire sur la circulation de pétroliers soit juridiquement contraignant dans cette région », a expliqué M. Donnelly. « Le moratoire sur la circulation de pétroliers est instauré depuis 35 ans. Il était nécessaire de protéger notre côte à ce moment-là et ce l’est toujours. »
Hier, des groupes et militants des Premières nations de partout en Colombie-Britannique se sont rassemblés pour dénoncer la proposition de l’installation d’un pipeline d’Enbridge, qui amènerait 225 pétroliers par année dans le détroit d’Hécate et le bassin de la Reine-Charlotte pour vendre le pétrole sur les marchés asiatique et américain.
« Les citoyens de la Colombie-Britannique s’unissent de plus en plus contre le pipeline et la circulation de pétroliers s’y rattachant », a souligné Nathan Cullen (Skeena-Bulkley Valley), porte-parole du NPD en matière de ressources naturelles et d’énergie. « Les décisions se prennent à Ottawa, mais les Premières nations et les groupes locaux disent que leur avenir n’est pas dans les emplois temporaires créés grâce à la construction de ce pipeline. Ils cherchent de vrais investissements pour l’énergie durable. »
Linda Duncan (Edmonton-Strathcona), porte-parole du NPD en matière d’environnement, a fait remarquer que nous n’avions qu’à examiner la feuille de route du gouvernement fédéral dans la prévention et la réponse aux déversements pour comprendre l’opposition à ce projet.
« J’ai personnellement vécu les effets dévastateurs du déversement de mazout C dans le Lac Wabamun et les ministères fédéraux n’ont pas agi adéquatement pour gérer les répercussions de ce déversement sur les terres des Premières nations », a noté Mme Duncan. Les citoyens ont raison d’être préoccupés des risques occasionnés par ce projet. »