OTTAWA – Hier, la vérificatrice générale a annoncé que les sociétés qui touchent des intérêts allant jusqu’à sept pour cent d’intérêt sur les acomptes qu’elles versent en trop ont coûté plus de 90 millions de dollars au gouvernement au cours des trois dernières années.
Mme Carol Hughes (Algoma—Manitoulin—Kapuskasing), porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de revenu national, s’est dite sidérée d’apprendre que ces paiements d’intérêts énormes détournaient des fonds du Trésor public et remplissaient les poches des sociétés.
« En cette période de contraintes financières, ce genre de nouvelle est inacceptable, a affirmé Mme Hughes. Nous allons enregistrer un déficit afin de pouvoir traverser la période de turbulence économique et nous apprenons que nous devons verser cet argent aux sociétés parce qu’elles préfèrent le taux d’intérêt du gouvernement à celui offert par les institutions financières. »
Au cœur du problème sont les sociétés qui laissent des sommes importantes accumuler des intérêts dans leur compte à des taux variant entre cinq et sept pour cent. La vérificatrice générale a fait remarquer que l’Agence du revenu du Canada avait essayé de rembourser les soldes laissés dans ces comptes, mais que ses démarches avaient obtenu « un succès limité ».
« Lorsque la vérificatrice générale nous dit que l’Agence du revenu du Canada est au courant de la situation depuis 1991 cela peint un sombre tableau de la situation, a ajouté Mme Hughes. L’Agence aurait dû en parler plus tôt. Les Canadiens n’apprécieront guère ce manque d’attention de sa part ni le comportement opportuniste des sociétés en cause. »