OTTAWA – Le gouvernement de Stephen Harper continue de mettre des bâtons dans les roues du travail du comité de la Chambre des communes sur la mission canadienne en Afghanistan en refusant de diffuser des documents et en censurant d’autres.
« Le gouvernement a tout fait en son possible pour ralentir, intimider et miner les audiences du comité dans le dossier de la torture qu’ont subie les détenus », a souligné Paul Dewar (Ottawa-Centre), porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères. « Je compte me concentrer sur ma question de privilège quant à la façon dont se comporte le gouvernement. »
M. Dewar a soulevé la question de privilège dans la Chambre des communes en demandant au président de juger si le gouvernement ralentit la façon dont les députés sont capables d’accomplir leur travail.
Le Comité spécial sur la mission canadienne en Afghanistan a demandé de recevoir des copies non censurées du rapport du haut diplomate Richard Colvin, ainsi que toutes les notes de service sur les détenus envoyées depuis le 18 décembre 2005 aux ministres des Affaires étrangères, en plus des rapports annuels sur les droits de la personne rédigés par le ministère des Affaires étrangères sur la mission canadienne en Afghanistan.
Le gouvernement a non seulement raté d’une semaine la date limite et a permis à certains témoins de voir les documents avant que les membres du comité les examinent, mais les documents dévoilés hier étaient aussi biffés en grande partie et incomplets.
« Les Canadiens en ont assez de la façon dont le gouvernement camoufle les faits et c’est pourquoi de plus en plus d’entre eux appuient la demande d’enquête publique que nous avons soumise au Parlement », a souligné Paul Dewar.