NPD Discours

Discours : Jack Layton annonce un plan pour réformer les régimes de pensions au Canada

jeu 22 oct 2009

Hier, j’ai rencontré les travailleurs de Nortel qui perdent espoir de revoir un jour l’intégralité de leur pension.

Aussi, cet été, notre porte-parole en matière de pensions, Wayne Marston, a rencontré Lewis Cook, qui a passé 40 ans à travailler pour papetière à Marathon. Il a pris sa retraite en 1996 et on lui a fait savoir qu’il allait perdre une bonne part de ses prestations.

Imaginez! Vous passez votre vie à travailler pour une compagnie. Vous contribuez

à la caisse de retraite pendant quarante ans. Et dix ans après votre retraite, vous apprenez qu’il ne reste plus d’argent.

Le sous-financement des caisses de retraite fait que plusieurs autres personnes comme Lewis Cook ne recevront pas la pension à laquelle ils se fiaient. Et ces jours-ci, moins de quarante pour cent d’entre nous ont une caisse de retraite au travail.

Le reste d’entre nous dépendent du régime public et de notre épargne personnelle. Le régime public fournit au plus seize mille dollars au retraité moyen. Aussi, seulement trente et un pour cent des Canadiens ont contribué à un RÉER l’année dernière et ils viennent de voir des milliards de dollars d’économie se volatiliser.

Aujourd’hui, 266,000 aînés vivent avec des revenus qui les placent sous le seuil de pauvreté.

Ce à quoi nous faisons face n’est rien de moins qu’une crise nationale.

Aujourd’hui, je mets de l’avant quatre propositions pragmatiques qui peuvent être implantées immédiatement pour renforcer la sécurité de la retraite au pays.

Aussi, dans les semaines à venir, nous rendrons public d’autres éléments de notre plan pour aider les citoyens à financer leur retraite.

Premièrement, mettons fin à la pauvreté chez les aînés et faisons.

Le mécanisme est prêt et nous savons combien il en coûtera.

Statistique Canada évalue « l’écart de pauvreté » à moins de sept cents millions de dollars.

Nous proposons d’augmenter le Supplément de revenu garanti pour combler l’écart.

C’est une solution de sept cents millions de dollars pour assurer la dignité des aînés qui ont bâti ce pays.

C’est une question de respect.

Deuxièmement, renforçons le Régime de pensions du Canada et le Régime des rentes du Québec.

Quatre-vingt-treize pour cent des Canadiens sont déjà membre. Aucune autre option ne permet autant d’avantages à si peu de coûts.

Ce que nous proposons, c’est d’augmenter progressivement, en consultation avec les provinces, les prestations du RPC et du RRQ jusqu’à ce qu’elles soient doublées.

La prestation maximale passerait de neuf cent huit dollars à mille huit cent dix-sept dollars pour aider les Canadiens à avoir une retraite viable.

Pour doubler ces prestations, il faudra augmenter le prélèvement à la source de moins de deux virgule cinq pour cent, un coût moindre que les frais d’administration de la plupart des RÉER.

Troisièmement, il est temps de mettre en place un régime national d’assurance pension pour couvrir les caisses de retraite privées.

Les caisses de retraite sous financées sont un problème majeur qui demande plusieurs solutions.

À travers notre plan « les travailleurs d’abord », nous avons réussi à obtenir une certaine protection pour les salaires non payés lorsque les employeurs font faillite. Nous travaillons également pour faire passer en tête de liste (devant les banques) les caisses de retraite sous financées.

Par la même occasion, les travailleurs qui ont des caisses de retraite privées ont besoin d’une assurance qui garantit des prestations minimums quand leur caisse n’arrive pas à fournir.

Nous proposons un système obligatoire d’assurance-pension financé par les promoteurs.

Ce système est la norme aux États-Unis. Au Canada, l’Ontario est la seule province avec ce genre de régime d’assurance.  Nous proposons un régime national qui garantirait une pension allant jusqu’à 2 500$ par mois.

Finalement, mettons en place une institution publique pour prendre sous son aile les caisses de retraite orphelines.

Après une faillite, les caisses de retraite privées sont souvent liquidées et converties en rentes à faible taux d’intérêt. Mais souvent, les retraités seraient mieux servis si leur caisse de retraite était maintenue en activité.

Le NPD propose de créer une institution pour prendre sous son aile les caisses de retraite privées orphelines en cas de faillite.

Cette institution serait gérée par l’Office d’investissement du RPC.

Cette institution aura la capacité d’adopter les caisses de retraite des compagnies sous juridiction provinciale et fédérale, le tout, évidemment, sujet à un accord avec les provinces.

Pour conclure, laissez-moi vous dire que le NPD fait partie d’un mouvement qui s’accentue chaque jour qui demande un leadership national pour faire face à cette crise nationale des pensions.

Les groupes qui défendent les intérêts des aînés comme CARP demande une action immédiate. Le Congrès du travail du Canda en a fait sa plus grande priorité. Les premiers ministres des provinces ont indiqué qu’ils  voulaient faire partie d’une solution.

La balle est dans le camp de Stephen Harper.



Il a des partenaires autour de la table. Les premiers ministres des provinces.

Les centrales syndicales. Les organisations de retraités. Ils sont prêts à se mettre au travail.



Stephen Harper peut commencer en convoquant un sommet pancanadien pour déterminer un plan d’action.



Nous sommes prêts à travailler.  Et lui?