Avec 1,6 million de Canadiens toujours sans emploi, Stephen Harper a décidé que les députés ne devraient pas travailler non plus.
Bien qu’il soit clair que les conservateurs ne croient pas que les députés devraient faire leur travail à Ottawa, ils n’ont toujours pas expliqué pourquoi. Depuis l’annonce faite par Stephen Harper la veille du jour de l’An, les conservateurs ont donné plusieurs raisons ridicules pour justifier le cadenas mis sur les portes de la Chambre des communes pour les cinq prochaines semaines.
Au nom de l’intérêt public, le Nouveau Parti démocratique dévoile l’excuse du jour de Stephen Harper – « Nous devions fermer le Parlement parce que… »
« Qu’est-ce que vous voulez-vous que je vous dise? On ne peut quand même pas empêcher les boys du ministère des Finances de regarder CPAC pendant les affaires courantes… »
« Nous voulons prendre notre temps, ce qui est normal de temps en temps pour des gouvernements de revoir leur programme et se préparer pour un nouveau budget. » – Traduction, Stephen Harper, émission CTV News, 8 janvier 2010.
Il y en a qui n’acceptent pas cette excuse :
« Si vous ne pouvez pas planifier de budget lorsque la Chambre siège, je trouve ça un peu bizarre. Pour chaque budget auquel j’ai travaillé, et il y en a plusieurs, la Chambre n’était pas prorogée. Le ministre effectuait son travail et nous planifiions le budget. Je ne vois pas pourquoi ce budget-ci doit faire l’objet d’une consultation plus approfondie que les budgets précédents déposés par ce gouvernement. » – Traduction, Scott Clark, ancien sous-ministre du ministère des Finances, The Hill Times, 25 janvier 2010.
« Il semble que les ministres canadiens ne sont que des Gerald Ford. Comme cet ancien président américain, qui ne pouvait pas marcher et mâcher de la gomme en même temps, ils ne peuvent apparemment pas gérer les délibérations parlementaires tout en gérant les déboires économiques du pays et le défi d’accueillir les Jeux olympiques. » – traduction d’un éditorial, The Economist, 9 janvier 2010.