L’honorable sénateur Richard Neufeld, politicien nommé et porte-parole conservateur en matière d’Environnement, a fait part hier au Sénat de son nouveau penchant pour les privilèges et pour le statu quo :
« Je crois fermement que le processus de nomination est rapide et peu coûteux. Vous pouvez avoir une représentation régionale et faire toute sorte de choses. Vous pouvez obtenir un échantillon des personnes que vous désirez pour accomplir le processus de second examen objectif. » — Traduction, débats du Sénat, le 7 juillet 2010.
Toutefois, ce qui n’est ni rapide, ni peu coûteux, c’est le mandat de Richard Neufeld en tant que sénateur non-élu et irresponsable. Jusqu’à la fin de son mandat en 2019, le poste de sénateur de M. Neufeld coûtera aux Canadiens 1 582 000$ en salaire et 724 000$ en dépenses de bureau.
En plus de son nouveau rôle d’initié d’Ottawa, Sénateur Neufeld est la personne-ressource du gouvernement Harper pour tenir tête à la Loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques, C-311. (Globe and Mail, 30 juin 2010).
Pourquoi les conservateurs ont-ils choisi le Sénateur Neufeld? Voyez quelques-unes de ses déclarations :
Sur Kyoto : « C’est fou, ce que fait le gouvernement fédéral, » ministre de l’Énergie de la Colombie-Britannique de l’époque, Richard Neufeld. — Traduction, The Peterborough Examiner, le 5 septembre 2002.
Fore bébé, fore! : « Nous voulons travailler avec le gouvernement fédéral pour se débarrasser de l’interdiction de forer et ce, le plus tôt possible. » — Traduction, Vancouver Sun, le 21 avril 2006.
Qu’est-ce qui ne tourne pas rond à Ottawa?
Nous pouvons débuter avec les promesses brisées du gouvernement Harper, son échec à réformer le Sénat et son refus d’appuyer la loi populaire du NPD sur la responsabilité en matière de changements climatiques. S’ils n’étaient pas déjà si évidents, ces échecs sont bien représentés dans le bilan désastreux de Richard Neufeld, la nomination de Stephen Harper.