TIMMINS – Alors qu’un autre sénateur fait l’objet d’une enquête policière, le porte-parole du NPD en matière d’éthique, Charlie Angus, a écrit à Jean Fournier, le conseiller sénatorial en éthique, lui rappelant que les Canadiens en ont plus qu’assez des actions répréhensibles des sénateurs non élus et non redevables. Charlie Angus a réclamé des sénateurs qu’ils resserrent les règles en matière d’éthique et qu’ils comblent les nombreuses lacunes qu’on y retrouve.
« Combien de sénateurs devront faire l’objet d’une enquête policière avant qu’on se décide à faire quelque chose? », s’est interrogé Charlie Angus, le député de Timmins-Baie James. « Le Sénat multiplie les abus en raison de la faiblesse des règles qu’il doit respecter en matière d’éthique. Ces sénateurs non élus et non redevables semblent croire qu’ils peuvent faire n’importe quoi et s’en tirer quand même. »
La semaine dernière, on apprenait que le sénateur Mac Harb faisait face à des accusations de trafic d’influence à la suite d’un voyage au Bangladesh pour lequel il a utilisé son passeport spécial de sénateur. Il aurait effectué ce voyage au nom de la société pétrolière indienne Niko Resources.
Dans sa lettre, Charlie Angus a indiqué que le cas de Mac Harb est symptomatique d’un problème beaucoup plus vaste, insistant du même coup pour que le code d’éthique des sénateurs soit amélioré.
« Je laisserai à la police le soin de déterminer si le sénateur Mac Harb est coupable ou innocent, mais je crois qu’il faut revoir le code d’éthique et corriger les lacunes qui s’y trouvent lorsqu’il est question de responsabilité », a expliqué Angus dans sa lettre. « Au contraire des députés élus du Parlement, les règles du Sénat n’empêchent pas aux sénateurs de réviser des projets de loi et d’influencer l’adoption des politiques tout en étant payé par des sociétés canadiennes des secteurs banquier, minier, gazier, pétrolier, ou encore du secteur des télécommunications. »