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Sénateur de la semaine : Le sénateur Joseph Day remporte le prix de la meilleure opposition aux excès démocratiques
Les Canadiens peuvent dormir paisiblement en cette saison des Fêtes en sachant que le sénateur libéral Joseph Day travaille d’arrache-pied pour veiller à ce que les lois fédérales correspondent aux intérêts des commettants, qui ont été trop souvent oubliés. Des commettants comme les tenants de théories de complot dans notre pays.
Au cours des 178 derniers jours, la loi qui devait protéger les consommateurs des produits dangereux, soit la loi adoptée par les députés élus en Chambre, a été suspendue par des sénateurs, qui ne sont pas élus.
Lors des audiences du comité sur ce projet de loi, un des témoins a demandé aux sénateurs d’ignorer la campagne contre le projet de loi qu’a faite la Coalition canadienne pour la liberté de choix en santé. L’environnementaliste éminent Rick Smith a cité une partie du site Web du groupe : « le 11 septembre n’a pas été causé par des terroristes, mais plutôt par un complot mondial coordonné par David Rockefeller » et que ce « complot mondial » était responsable du virus H1N1 (Traduction d’une citation, Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie, 29 octobre 2009).
Étonnamment, le sénateur libéral Day, porte-parole principal du projet de loi, s’est empressé de défendre les tenants de cette théorie de complot en disant : « Puisqu’ils ont été décrits comme étant des fous, je crois qu’il nous incombe maintenant de leur accorder la chance d’être ici et de se représenter. »
Pour avoir offert un service de rédaction de lettres des plus prolifiques et imaginatives aux Canadiens, les contribuables ont dû débourser 283 000 $ en frais de bureau et de déplacements qu’a encourus le sénateur Day l’an dernier, en plus de son salaire de 132 300$.
Le sénateur représente bel et bien un frein aux excès démocratiques de la chambre basse.
Le projet « Sénateur de la semaine » a été mis sur pied par le Nouveau Parti démocratique pour souligner les réalisations douteuses des 105 sénateurs canadiens, qui sont ni élus ni tenus de rendre des comptes.
Stephen Harper a déjà promis qu’il « ne nommera personne au Sénat ». Mais le premier ministre a brisé cette promesse… 29 fois, et ce n’est pas fini. Les Canadiens payent donc 220 % de plus pour des sénateurs que M. Harper a déjà surnommés « une relique du XIXe siècle ».
















