NPD Communiqués

Le Nouveau Parti Démocratique demande une enquête publique sur la torture des prisonniers en Afghanistan

jeu 19 nov 2009

OTTAWA – Le NPD demande une enquête publique sur les allégations que les autorités canadiennes étaient complices dans la torture de prisonniers innocents en Afghanistan. Cette demande d’enquête survient après le témoignage du haut diplomate canadien Richard Colvin devant le comité sur l'Afghanistan de la Chambre des communes.

« Nous sommes inquiets et voulons savoir si le gouvernement était complice dans la torture et le viol de la loi internationale, tout en procédant à une vaste opération de camouflage qui met à risque la vie de nos diplomates et de nos soldats sur le terrain », a souligné Paul Dewar (Ottawa-Centre), porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères. « La seule façon d’aller au fond des révélations-chocs de Richard Colvin est de mener une enquête publique. »

M. Colvin, qui a été envoyé en Afghanistan en 2006, a témoigné que la torture était une procédure normale d’opération et que tous les prisonniers afghans remis par les Forces canadiennes ont probablement été torturés. M. Colvin a rempli plusieurs rapports sur le traitement qu’ont subi les prisonniers, les envoyant à plus de 70 hauts fonctionnaires militaires et gouvernementaux. Le gouvernement n’a rien fait après avoir lu ces rapports. M. Colvin a aussi confirmé que de hauts fonctionnaires gouvernementaux canadiens l’ont avisé et ont avisé d’autres personnes de ne plus soumettre leurs préoccupations par écrit.

« Que ce soit d’ordonner aux autorités de ne plus documenter les informations sur l’abus que subissent les détenus, de bâillonner les témoins, d’avoir recours à des tactiques dilatoires ou de nuire à la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire, ce gouvernement continue de miner l’enquête sur l’abus que subissent les prisonniers afghans », a souligné Jack Harris (St. John’s-Est), porte-parole du NPD en matière de défense nationale. « Le gouvernement n’a plus d’autre choix que de mener une enquête publique. »