OTTAWA – Le député néo-démocrate Alex Atamanenko (C.-B.?Southern Interior) a déposé pour la seconde fois lundi, une motion remontant à la 39e législature pour demander au gouvernement de jouer un rôle de chef de file afin d’aider à bannir l’utilisation d’armes ou de munitions contenant de l’uranium appauvri (UA). La motion exhorte aussi le gouvernement à cesser de déployer notre personnel militaire et civil dans les régions où ces armes ont été ou seront utilisées.
« Le gouvernement canadien doit prendre des mesures énergiques et musclées pour débarrasser le monde de ce fléau toxique dangereux pour la santé et pour l’environnement. Ses effets durables et souvent mortels sur les soldats et les civils innocents sont bien connus », a souligné Atamanenko. « Nos militaires n’utilisent pas d’armes contenant de l’uranium appauvri et nous ne devrions pas envoyer nos soldats se battre contre des armées qui en utilisent. »
La motion originale d’Atamanenko donnait suite à l’adoption par le Parlement européen, le 22 mai 2008, d’une résolution de vaste portée en faveur de l’application d’un moratoire et d’une interdiction globale à l’échelle de l’U.E. et de l’OTAN.
Atamanenko affirme qu’à l’instar des bombes à fragmentation et des mines antipersonnel, les armes contenant de l’uranium appauvri frappent sans discrimination les populations civiles longtemps après leur utilisation au combat. Il est d’avis que cela va à l’encontre des règles et des principes fondamentaux déjà reconnus en droit international, humanitaire et environnemental. À l’heure actuelle, 18 pays ont des armes contenant de l’uranium appauvri dans leurs arsenaux. Aux termes du droit international, ces armes sont considérées comme des armes de destruction massive. Les lois et règlements relevant la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) interdisent l’utilisation d’uranium canadien dans les armes à UA.
« Il est inacceptable que nous contrevenions à nos propres lois et conventions en refusant d’exiger que notre uranium serve uniquement à des fins pacifiques. Je suis profondément préoccupée par les dangers de l’uranium appauvri et j’appuie sans réserve la motion de mon collègue Alex Atamanenko », a renchéri la porte-parole néo-démocrate en matière de défense, Dawn Black (New Westminster-Coquitlam).