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Une étude menée par l’Institut national de santé publique révèle que l’amiante est fatal pour une ville minière du Québec
On doit sceller les mines d’amiante pour de bon, selon Pat Martin
OTTAWA – Une étude menée par l’Institut national de santé publique du Québec, révélant que la santé des citoyens habitant près des mines d’amiante est à risque, confirme ce que nous savons depuis plusieurs années, selon Pat Martin (Winnipeg-Centre), député du Nouveau Parti démocratique.
« L’amiante est la plus grande cause de décès industriel jamais connue au monde », a souligné M. Martin. « Mais en plus de tuer les travailleurs partout sur la planète, elle tue pratiquement tout sur son passage. »
L’Institut national de santé publique du Québec, qui a mené l’étude, a tiré de sombres conclusions sur les risques et les réelles menaces imminentes d’avoir des mines d’amiante dans les collectivités. L’étude démontre que la concentration d’amiante en suspension dans l’air à Thedford Mines est 215 fois plus élevée que les échantillons pris dans divers états américains. De plus, les échantillons prélevés dans la ville québécoise sont plus élevés qu’à Montréal ou à Québec, où aucune fibre n’a été échantillonnée. Ce qui est encore plus troublant, c’est que les taux de décès causé par le cancer pulmonaire et de mésothéliome sont 17 fois plus élevés que les causes de décès habituelles.
"Le Canada doit bannir l’amiante sous toutes ses formes et doit mettre fin à son exportation. Il doit aussi prendre des mesures pour aider cette région du Québec à se concentrer sur un nouveau secteur économique. »
Nathan Cullen (Skeena-Bulkley Valley), député et porte-parole du NPD en matière de ressources naturelles, a présenté le projet de loi C-399 en juin pour bannir l’extraction et l’exportation d’amiante sous toutes ses formes. « L’amiante est mortel. Nous ne pouvons pas laisser cet enjeu s’embourber dans la politique. Je suis ravi que plusieurs conservateurs d’arrière-ban soient allés à l’encontre de leur parti pour appuyer ce projet de loi. Leur gouvernement doit y donner suite et bannir l’amiante sans plus tarder. »
« Cette étude souligne qu’il n’y a pas de niveaux sécuritaires d’exposition à l’amiante », a continué M. Martin. « Le Canada dépense des millions de dollars pour subventionner ce secteur et il empêche les efforts déployés partout dans le monde pour mettre fin à cette utilisation. Tout comme le mythe du tabac léger, il n’y a rien de bénin à propos de l’amiante. Mais la fête est terminée. Ces mines doivent être scellées et nos gouvernements provinciaux et fédéral, doivent immédiatement mettre en œuvre un programme équitable de transition pour aider à diminuer les répercussions que subiront les travailleurs et leur famille après la fermeture des mines. »
Pour en apprendre davantage sur l’étude en question, veuillez consulter le lien suivant :
http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&NumPublication=926
















