NPD Communiqués

Utilisation de documents censurés pour dissimuler des actes de torture : Dewar

mer 2 déc 2009

OTTAWA – Le gouvernement s’est servi de documents censurés dans le passé pour masquer le fait qu’il était au courant d’actes de torture. Toute demande de documents édités de la part du Comité minera sa capacité de faire la lumière sur la question de la torture de détenus, a indiqué Paul Dewar, porte-parole néo-démocrate en matière d’affaires étrangères.

« On nous dit que le gouvernement communiquera aujourd’hui des documents édités au Comité, mais les néo-démocrates veulent avoir accès à des documents non censurés », a déclaré Paul Dewar.

Paul Dewar a mentionné l’exemple du rapport du ministère des Affaires étrangères de 2006 sur les droits de la personne en Afghanistan, qu’a approuvé Richard Colvin : dans des textes expurgés, on a dissimulé tous les passages où il était question de torture.

La version communiquée par le gouvernement à la suite d’une demande d’accès à l’information était censurée au point où il n’y était nullement question de torture et d’abus dans les prisons afghanes. Dans une version du document obtenue par la suite par l’entremise de la Cour fédérale, il était cependant indiqué que, à la toute première page du rapport, des représentants faisaient savoir que « les exécutions extrajudiciaires, les disparitions, la torture et les détentions sans procès sont affaires courantes ».

« Par cette simple phrase, le gouvernement a pu dissimuler le fait qu’il était au courant des exécutions extrajudiciaires et des actes de torture en Afghanistan, a ajouté Paul Dewar. C’est précisément la raison pour laquelle les Canadiens ne peuvent avoir confiance dans les documents édités provenant de ce gouvernement. »