Message du directeur national

le 5 fevrier

Chères amies, chers amis,

Depuis la semaine dernière, j’assume les fonctions de directeur national du parti. C’est avec fierté et beaucoup d’humilité que j’ai accepté ce mandat intérimaire, mais rempli de défis. L’un de ceux-ci est d’assurer le succès du congrès du NPD, qui aura lieu du 8 au 10 avril à Edmonton.

Je suis membre du NPD depuis 23 ans. J’ai participé avec enthousiasme aux huit dernières campagnes électorales fédérales, tour à tour comme candidat, comme directeur de campagne régional, comme attaché de presse et comme conseiller politique.

Que d’aventures et d’émotions au cours de ces années! Après la difficile élection de 1993, j’ai vécu la renaissance de 1997 et notre percée en Atlantique, la croissance des années 2000 et la vague orange au Québec en 2011, puis la mort de Jack, l’élection de Tom Mulcair comme chef et la campagne-marathon de l’automne dernier.

Au cours des prochains mois, notre parti fera face à des défis importants.

Pour la première fois de son histoire, le NPD est passé tout près de former le gouvernement du Canada. Notre parti a été considéré par les Canadiens comme une option valable et viable. Il nous faut maintenant comprendre ce qui s’est passé pour que plusieurs se détournent de nous dans le dernier droit de la campagne. Comprendre et apprendre.

Notre chef, Tom Mulcair, a confié à Rebecca Blaikie le mandat de faire une analyse exhaustive de la dernière campagne électorale. Rebecca voyage partout au pays pour rencontrer et écouter le plus de gens possible. J’espère que vous aurez l’occasion de lui donner votre point de vue.

En 2015, nous avons cogné à plus de portes et rencontré plus d’électeurs que jamais auparavant. Nous avons ramassé un montant record de 18,6 millions de dollars, grâce à votre générosité. Nous avions plus de femmes et plus d’autochtones parmi nos candidats que n’importe quel autre parti. Notre plateforme était ambitieuse et progressiste, avec des cibles contraignantes de réduction de gaz à effet de serre, un programme national de garderies abordables et un salaire minimum fédéral de 15$ l’heure. Mais nous avons perdu.

Nous n’avons pas réussi à convaincre un nombre suffisant de Canadiens de nous faire confiance. Nous avons fait de mauvais choix. Nous avons pris de mauvaises décisions. Nos tactiques n’ont pas fonctionné comme nous l’avions espéré.

Cependant, nous sommes de retour en Saskatchewan. Nous avons fait des gains en Colombie-Britannique. Un Québécois sur quatre a voté NPD, 3,5 millions de votes à l’échelle du pays. Dorénavant, le NPD pourra aspirer au pouvoir à chaque élection. À nous de convaincre les électeurs en 2019, en proposant des politiques dignes de celles qui ont fait la réputation de notre parti depuis 55 ans.

En octobre, les Canadiens ont voté pour du changement. Ils s’attendent à ce que ce changement soit rapide. Malheureusement, le Parti libéral a déjà commencé à renier certaines de ses promesses.

Heureusement, notre caucus de 44 députés forme une opposition progressiste et robuste à Ottawa. Je sais que nous pouvons compter sur chacun d’entre eux pour se battre pour nos communautés, nos familles et nos emplois.

Les députés du NPD vont continuer à militer pour un meilleur système de santé, universel et gratuit. Ils vont continuer de lutter contre les changements climatiques et pour protéger nos lacs et nos rivières. Ils vont se tenir debout pour les familles de la classe moyenne et les moins nanties.

Il y a beaucoup de nuages à l’horizon. Trop d’enfants vivent dans la pauvreté. Les grandes entreprises ne paient toujours pas leur juste part. Les régimes de pension sont sous pression. Les banques mettent des employés à la porte pendant que leurs dirigeants engrangent les profits. L’équité salariale n’est toujours pas la norme.

Il y aura des débats passionnants au cours des prochaines semaines sur ce que nous devons faire et sur la marche à suivre. C’est le signe de la force et de la vitalité de notre parti, alors que nous amorçons la réflexion en vue d’offrir aux Canadiens une véritable vision sociale-démocrate en 2019. J’ai bien hâte de vous retrouver à Edmonton lors de notre congrès. Si vous ne l’avez pas déjà fait, inscrivez-vous dès aujourd’hui :

http://edmonton2016.npd.ca

Ensemble, allons de l’avant.

Karl

Karl Bélanger
Directeur national
Le NPD du Canada