11 janvier 2018

ALENA : la transparence est plus nécessaire que jamais, selon le NPD

OTTAWA – À la lumière de nouvelles récentes, la porte-parole du NPD en matière de commerce international, Tracey Ramsey, relance ses appels au gouvernement libéral pour qu’il fasse preuve de transparence sur l’état de la renégociation de l’ALENA. Le gouvernement libéral doit dire clairement comment il prévoit offrir un soutien direct aux entreprises et aux travailleurs du Canada si l’accord tombe à l’eau.

« Dès le début de la renégociation de l’ALENA, nous avons pressé les libéraux d’être ouverts et clairs quant à leurs plans et priorités au sujet de cet accord commercial. Cependant, malgré la promesse d’ouverture et de transparence faite par les libéraux en campagne électorale, ils ont laissé les Canadiens dans l’ignorance totale, a déclaré Mme Ramsey. Dans tous les secteurs, l’ALENA touche plusieurs entreprises et emplois canadiens, et ce n’est pas suffisant, de la part de la ministre Freeland, de ne donner aux Canadiens que de vagues lieux communs selon lesquels son gouvernement fournira une “planification pangouvernementale”. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire? »

En août 2017, avant le début de la renégociation de l’ALENA, Mme Ramsey et ses collègues de l’opposition ont été en mesure de contraindre la ministre Freeland à comparaître au Comité permanent du commerce international, afin qu’elle offre au Comité et aux Canadiens de la transparence sur les priorités de son gouvernement par rapport à l’ALENA.

« Cette semaine, la ministre Freeland a déclaré que son gouvernement avait des plans d’urgence en place au cas où M. Trump se retirerait de l’ALENA, et qu’il était “prêt à faire face au pire”, a ajouté Mme Ramsey. Il est temps que la ministre révèle la teneur de ces plans, afin de procurer du leadership et de la stabilité aux travailleurs canadiens. Les travailleurs de l’automobile, les producteurs agricoles, les manufacturiers, les commerçants, les travailleurs de la santé, les transporteurs, et tous les autres Canadiens touchés méritent de savoir quelles mesures de soutien seront mises en place. »

Pendant sa campagne à la présidence des États-Unis, Donald Trump a menacé de retirer son pays de l’accord commercial en vigueur depuis 23 ans, et à l’approche de la sixième ronde de renégociation, à Montréal, on s’attend à ce que le président Trump se retire officiellement de l’accord commercial d’ici la fin du mois. Cela placera dans une situation difficile plusieurs Canadiens dont le travail dépend du commerce avec les États-Unis.