7 février 2018

C-262 : un pas vers la vraie réconciliation

Aujourd’hui, en adoptant le projet de loi C-262 en deuxième lecture, la Chambre des Communes a reconnu trois décennies de travail des peuples autochtones de partout dans le monde. Le projet de loi harmonisera la loi canadienne avec les droits fondamentaux de la personne et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

« C’est une journée importante pour les peuples autochtones à travers le pays, a souligné le député néo-démocrate d’Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou, Romeo Saganash. C’est aussi un grand jour pour les droits de la personne et la justice. Il s’agit d’un premier pas significatif pour amener le gouvernement canadien vers la vraie réconciliation avec les peuples autochtones, de même que vers la reconnaissance et le respect de leurs droits. »

La Déclaration des Nations Unies est un instrument évolutif en matière de droits de la personne, en avance sur son temps, qui a été l’objet de sérieuses discussions et négociations pendant plus de trente ans. Elle se fonde sur les injustices, les dépossessions et la discrimination qu’ont subies les peuples autochtones, mais aussi sur leurs connaissances et leurs valeurs.

« Il s’agit de la première mesure législative qui rejette explicitement le colonialisme, a noté M. Saganash. Si nous voulons avancer sur la voie de la réconciliation, nous n’avons pas le choix : nous devons tourner le dos au colonialisme. Je remercie tous les députés qui sont intervenus au sujet du projet de loi, ils ont contribué à faire avancer de manière significative les droits politiques, socioéconomiques, culturels et spirituels des peuples autochtones au Canada. »