Déclaration de l’opposition officielle concernant le refus de Stephen Harper de tenir une enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées

La porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires autochtones, Jean Crowder, (Nanaimo – Cowichan) et la porte-parole en matière de condition féminine, Niki Ashton (Churchill), ont émis la déclaration suivante concernant l’entêtement de Stephen Harper à refuser de tenir une enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées:

« Lors d’une récente entrevue de fin d’année, le premier ministre du Canada a, une fois de plus, fermé la porte à la tenue d’une commission d’enquête sur les 1200 cas de femmes autochtones disparues ou assassinées au cours des 30 dernières années. Ce faisant, il a une fois de plus envoyé le message aux gens des Premières nations que leurs préoccupations ne font pas partie des priorités de ce gouvernement.

Le premier ministre fait preuve d'insensibilité quand il dit qu'une enquête n'est pas haute dans la liste de ses priorités. Mais que faudra-t-il pour convaincre ce gouvernement? Pourquoi ne pas écouter la voix de milliers de personnes dont celle de Rinelle Harper, une jeune victime d’une attaque brutale cet automne, qui demandent toutes d’une même voix la tenue d’une commission d’enquête.

Au Canada, les femmes autochtones ont sept fois plus de risques d’être assassinées que les femmes non-autochtones. Ce n’est pas normal. C'est inacceptable et le premier ministre doit arrêter de se boucher les oreilles et accepter qu’il s’agit d’un phénomène sociologique qui doit être cerné et jugulé au plus vite.

Je demande au premier ministre d’écouter les gouvernements provinciaux et municipaux et les organisations autochtones et de faire le bon geste en annonçant la tenue d’une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Trop de vies ont déjà été perdues et trop de vies en dépendant. Il est temps de passer à l'action et cela comprend une enquête publique.»