15 janvier 2015

Discours de Tom Mulcair -- Rencontre stratégique du caucus 2015

Merci

Bienvenue en 2015.

Êtes-vous prêts pour le changement à Ottawa?

Êtes-vous prêts à vous battre pour les familles de la classe moyenne?

Êtes-vous prêts à remplacer les conservateurs de Stephen Harper par un gouvernement du NPD et à remettre le Canada sur la bonne voie?

Moi aussi, je suis prêt.

Nous sommes de retour et nous sommes pleins d’énergie.

J’espère que vous avez passé de joyeuses Fêtes!

Catherine et moi avons passé un beau temps des Fêtes,
mais je dois vous dire que j’avais hâte de vous retrouver.

Parce que si vous pensez que vous avez passé des Fêtes occupées, essayez avec une famille de 10 frères et sœurs!

Sérieusement, j’avais surtout hâte de recommencer à travailler avec vous,
à travailler ensemble pour bâtir un projet de société durable.

Travailler pour favoriser la croissance économique, tout en protégeant l’environnement.

Et continuer de défendre les intérêts de la classe moyenne.

J’avais hâte de revenir au travail pour relever les défis auxquels les Canadiens sont confrontés.

Au cours des deux prochains jours, on parlera de ces défis notamment d’emploi, d’économie et de la crise qui affecte actuellement nos anciens combattants.

On fera également un retour sur notre préparation pour la campagne électorale la plus ambitieuse, la mieux outillée et, ultimement, celle qui apportera le plus de fruits de toute l’histoire du NPD.

À cette fin, c’est avec plaisir que ce matin, je vous annonce des nouvelles concernant notre incroyable équipe menée par notre directrice nationale de campagne, Anne McGrath, et par notre directrice de campagne au Québec, Rebecca Blaikie.

À titre de présidente du parti, Rebecca présidera notre comité de préparation aux élections.

Au cours des trois dernières années, Raoul Gebert a dirigé de main de maître ma campagne au leadership; et, comme chef de cabinet, il a travaillé sans relâche pour nous tous.

Je suis fier de vous dire qu'il demeurera l'un de mes plus proches conseillers et qu’il jouera un rôle-clé pour nous au Québec.

Merci infiniment, Raoul. De tout cœur.

Le remplacer sera tout un défi.

Mais heureusement, j’ai réussi à convaincre un homme d’expérience à se joindre à notre équipe. Alain Gaul a accepté de mettre en veilleuse sa brillante carrière dans son cabinet d’avocats et de devenir mon nouveau chef de cabinet, poste qu’il occupait d’ailleurs lorsque j’étais ministre du Développement durable du Québec.

Deux autres hommes d’expérience se joignent à notre équipe électorale:

Michael Balagus a mené le NPD vers des victoires au Manitoba et dirigera notre campagne en Ontario.

Brad Lavigne, directeur de campagne de la vague orange, revient se battre avec nous et il agira comme conseiller électoral principal.

Mes amis, au cours de nos récents voyages aux quatre coins du Canada, il est devenu très clair et très évident qu’après neuf années de Stephen Harper et de conservateurs à Ottawa, les Canadiens étaient prêts pour un changement.

Et c’est très facile de comprendre pourquoi.

Les familles de la classe moyenne travaillent plus dur que jamais mais elles arrivent à peine à se sortir la tête de l’eau.

Les revenus baissent et la dette des ménages ne cesse d’augmenter.

Les jeunes familles, celles qui commencent dans la vie, n’arrivent même pas à se trouver des services de garderie abordables.

Cinq millions de Canadiens n’ont même pas de médecin de famille.

Sept Canadiens sur 10 n’ont pas de régime de pension.

Pendant ce temps, le fossé qui sépare la classe moyenne et les plus riches de notre société n’a jamais été aussi profond et il continue de se creuser. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, la génération actuelle est moins bien nantie que celle de leurs parents.

Mais on peut faire autrement.

C’est pourquoi les Canadiens d’un océan à l’autre veulent un changement à Ottawa.

Au cours des derniers mois, nous avons annoncé quelques-unes de nos solutions pratiques pour réparer les dommages que Stephen Harper a infligés au Canada et pour remettre le pays sur la bonne voie.

Sous Stephen Harper, nos aînés ne pourront plus prendre leur retraite avant l’âge de 67 ans. Un gouvernement du NPD renversera la vapeur et ramènera l’âge de la retraite à 65 ans.

Sous Stephen Harper, il n’y a pas de salaire minimum à l’échelle fédérale. Un gouvernement du NPD renversera la vapeur et établira un salaire minimum fédéral de 15 $ l’heure.

Sous Stephen Harper, les services de garde sont trop chers et trop rares pour des millions de famille. Un gouvernement du NPD renversera la vapeur et créera ou maintiendra 1 million de places en garderie à 15 $ par jour maximum.

Comptez sur nous, nous conserverons les dernières bonifications des indemnités de garde d’enfants et des crédits d’impôts pour enfants.

Mais les jeunes familles nous ont répété que ce dont elles avaient surtout besoin, c’est des places en garderie abordables. Après les nombreuses promesses brisées des conservateurs et des libéraux qui étaient là avant eux vous pouvez compter sur le NPD : nous ferons le travail.

Et sous Stephen Harper, les inégalités entre la classe moyenne et les plus riches se sont creusées. Un gouvernement du NPD renversera la vapeur. Et pour commencer, on mettra fin au système injuste de fractionnement des revenus.

Plutôt que de prendre des milliards de dollars des poches des familles qui triment dur chaque jour pour les offrir en cadeau aux 15 % les plus riches qui n’en ont pas réellement besoin, nous remettrons cet argent aux familles de la classe moyenne.

Parce qu’après une décennie de gouvernement conservateur, les familles de la classe moyenne ont de la misère à joindre les deux bouts.

L’entêtement de Stephen Harper a causé d’importants dégâts à notre économie.

Les Canadiens veulent un nouveau premier ministre, un premier ministre prêt à mettre le Canada sur la bonne voie.

Et mettre le Canada sur la bonne voie, ça veut dire freiner l’inégalité en commençant par mettre fin au fractionnement du revenu, une mesure qui n’aide que les plus riches.

À la place, le NPD va permettre à la classe moyenne de souffler un peu.

La priorité de Stephen Harper est d’en donner encore davantage aux quelques privilégiés.

Ma priorité, la priorité du NPD est d’avoir une classe moyenne plus solide.

Au cours des élections qui auront lieu cette année nous aurons le choix entre un vrai changement ou le statu quo :

  • Des services de garderie pour les familles ou davantage d’allègements fiscaux pour les personnes les plus aisées;
  • Un accès équitable à l’éducation et à la formation ou davantage de dettes étudiantes et un taux record de chômage chez les jeunes;
  • Une sécurité du revenu pour nos aînés ou davantage de scandales et de cas de mauvaise gestion de la part des conservateurs;

En 2015, les Canadiens ont le choix.

Et ce n’est que le début.

Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, nous allons procéder à d’autres annonces de solutions pratiques pour aider les familles de la classe moyenne – nous allons offrir aux Canadiens un choix clair, un vrai choix, un choix entre notre plan visant à réparer les dommages causés par les conservateurs ou le plan de M. Harper qui ne fera que continuer de nous entraîner dans la mauvaise direction.

J’ai appris une chose ou deux au cours de mes 35 années de service public.

À la table du Cabinet, j’ai participé jour après jour à la prise de décisions difficiles.

Qu’il s’agisse de rencontrer les premiers ministres afin de discuter de l’avenir de la fédération ou de rencontrer des dirigeants mondiaux afin de discuter de débouchés économiques mondiaux ou de menaces terroristes, il est évident qu’être premier ministre n’est pas un emploi de premier échelon.

Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, nous inviterons tous les Canadiens à se poser les questions suivantes : quel chef à l’expérience nécessaire pour défaire Stephen Harper? Quel chef a le meilleur plan pour réparer les dommages qu'il a infligés à notre pays?

Les Canadiens semblent dire de plus en plus à M. Trudeau que s’il n’a pas l’expérience nécessaire pour occuper le poste de premier ministre, il devrait au moins avoir un plan à leur proposer.

Jusqu'à présent, il semble satisfait de n’avoir ni l’un ni l’autre.

Parce que si on n’a pas d’expérience, si on n’a pas de plan concret, si on refuse de dire quelles sont les solutions c’est qu’on n’est pas prêt à faire le travail.

Mais Justin Trudeau pense qu’il peut hériter du pouvoir même s’il n’a rien à proposer.

L’histoire de ma famille est celle de millions de familles canadiennes.

J’ai grandi dans une famille de 10 enfants nous devions travailler pour avoir tout ce que nous avions.

Certes, ce n’était pas facile. Nous travaillions fort, respections les règles et vivions selon nos moyens.

Nous avons appris l’importance de s’occuper les uns des autres, d’être solidaires de la collectivité, de la générosité.

Ce sont les valeurs qui me guident en tant qu’époux, père et grand-père.

Ce sont les valeurs qui m’ont guidé tout au long de mes 35 années de service public et ce sont les valeurs qui me guideront en tant que premier ministre.

Mes amis, ce que nous proposons aux Canadiens est clair :

Un gouvernement qui défend les intérêts des familles de la classe moyenne;

Qui contribue à la croissance économique et créé des emplois permanents et stables tout en protégeant l’environnement;

Un pays où nos jeunes ont les perspectives d’avenir qu’ils méritent et où nos aînés ont les prestations qu’ils méritent.

Nous allons bâtir un Canada.

Où les traditions démocratiques sont respectées partout au pays et où la réputation de notre pays est respectée à l’international.

Où nous privilégions une relation de nation à nation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis;

Où l’espoir et l’optimisme remplacent la peur et la division.

Un Canada où chacun dispose des mêmes possibilités et où personne n’est laissé pour compte.

Voici ce que nous proposons et c’est le choix que doivent faire les Canadiens en 2015.

Le vrai choix, c’est de changer les choses pour de bon.

Le vrai choix, c’est favoriser la croissance économique, tout en protégeant l’environnement en instaurant le principe du pollueur-payeur.

Le vrai choix, c’est de rendre la vie plus abordable pour la classe moyenne.

Mes amis nous avons beaucoup de travail à faire.

Nous devons nous retrousser les manches et porter notre message aux quatre coins du pays de Saint John’s à Victoria, d’Iqaluit à Windsor, de Rimouski à Mississauga

Êtes-vous prêts?

Êtes-vous prêts?

Nous sommes prêts. Notre équipe est prête et les Canadiens d’un océan à l’autre sont prêts.

Allez, c’est parti.

Au travail!

Merci beaucoup! On continue!